Des prélèvements insoupçonnés. Entre 2011 et 2017, les frais de gestion des mutuelles ont grimpé en moyenne d'1%. Ils représentent toutefois 20% de la facture globale. Mais à quoi servent-ils vraiment ?
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Un chiffre démesuré

Des mensualités plombées par des financements méconnus. La proposition de loi de libéralisation des complémentaires santé, portée par la majorité LREM et votée la semaine dernière à l’Assemblée nationale, a pour objectif final de diminuer les coûts liés aux frais de gestion, estimés à 20%. Pour cela, le texte facilite la résiliation des contrats santé afin de mettre en concurrence les organismes.

Ce chiffre considérable, en hausse d’environ 1% sur la période 2011-2017, vient d’ailleurs d’être confirmé ce mercredi 3 avril 2019 par la publication d’une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES).

L’organisme, rattaché au ministère de la Santé, révèle en effet que sur 100 euros cotisés, 80 euros sont reversés à l’assuré sous forme de remboursements, rapporte Capital.

Quelle utilisation ?

Le rapport révèle leurs applications.

On apprend ainsi que sur 20 euros, environ 8 euros financent des campagnes de communication (publicité, paiement des intermédiaires). 8 autres sont employés pour les frais administratifs causés par l’immobilier et l’informatique. Les 4 euros restants servent à payer les salariés de la complémentaire gérant les sinistres.

Notons toutefois que selon les organismes de santé, les frais diffèrent. Les prévoyances sont d’ailleurs les moins gourmandes, puisqu’elles appliquent "seulement" 16% de frais de gestion. Les mutuelles affichent quant à elles 20%. Cela reste cependant moins élevé que les entreprises d’assurance qui prélèvent en moyenne près de 22% de frais de gestion !

Parmi les 100 plus gros organismes, la moitié d’entre eux les facturent entre 17,5% et 22,5%. 10 d’entre eux sont en revanche au-dessus de 30% !

Par ailleurs, 3 millions de personnes (soit 5% des Français) ne sont pas couvertes par une complémentaire santé. La moitié pourrait pourtant "en principe", y prétendre grâce à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou à l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS).

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