Tempête Goretti : des vents de 140 km/h attendus sur la France cette nuit
Une dépression très creuse, officiellement nommée "Goretti", s'apprête à traverser la moitié nord de l'Hexagone. Ce phénomène, qui débutera dès cet après-midi du jeudi 8 janvier, devrait atteindre son paroxysme au cours de la nuit prochaine, nécessitant une vigilance accrue de la part des habitants. Les services de l'État et les prévisionnistes appellent à la plus grande prudence face à ce qui s'annonce comme la première tempête de l'année 2026. Il est essentiel de s'informer dès maintenant sur l'évolution de la situation pour anticiper les éventuels dégâts matériels et les coupures de courant.
Une tempête violente attendue
Le scénario établi par Météo-France ne laisse que peu de place au doute : le vent va souffler fort, très fort. Les premières rafales aborderont la Bretagne et la Normandie avant de s'engouffrer dans les terres. Les régions concernées par la tempête Goretti s'étendent de l'arc atlantique jusqu'aux frontières du nord-est, en passant par le bassin parisien. Sur le littoral, les anémomètres pourraient s'affoler avec des pointes à 130 voire 140 km/h sur les caps exposés.
Dans l'intérieur des terres, la situation n'est pas moins préoccupante. Les prévisions insistent particulièrement sur la vitesse du vent en Île-de-France et dans les Hauts-de-France, où des rafales comprises entre 80 et 100 km/h sont attendues. Cette puissance est suffisante pour causer des chutes de branches ou d'objets divers, d'autant que la végétation a été fragilisée par le récent épisode de gel.
Un phénomène explosif aggravé par les sols humides
Les météorologues emploient un terme technique précis pour qualifier cet événement : la cyclogenèse explosive. Pour comprendre pourquoi la tempête Goretti est une bombe météorologique, il faut observer la chute vertigineuse de la pression atmosphérique en son centre en très peu de temps. Comme l'explique le météorologue Stéven Tual, ce creusement rapide agit comme un accélérateur de particules pour les vents, rendant la dépression particulièrement dynamique et potentiellement destructrice.
Outre le vent, l'état de la mer est sous surveillance. Des vagues de 5 à 6 mètres sont prévues en Manche et sur l'Atlantique. Toutefois, le risque de submersion semble modéré, tempéré par des coefficients de marée relativement faibles, oscillant entre 66 et 72. Le danger principal réside davantage à terre : les sols, gorgés d'eau par les précipitations précédentes et le dégel, offrent une moindre résistance aux racines, augmentant considérablement le risque de chutes d'arbres.
Sécuriser votre domicile et limiter les déplacements
Face à l'imminence du phénomène, les autorités préfectorales ont activé leurs plans de vigilance. Il est impératif de connaître les précautions à prendre avant la tempête pour protéger vos biens et vos proches. La première règle est de ranger ou fixer tout objet susceptible de devenir un projectile (mobilier de jardin, poubelles). Il est également recommandé de fermer volets et fenêtres, en particulier ceux exposés au vent dominant.
Les usagers doivent anticiper les conséquences de la tempête sur la circulation routière et ferroviaire. Des retards et des annulations sont probables ; limitez vos déplacements au strict nécessaire et privilégiez les grands axes si vous devez absolument prendre la route. Enfin, préparez-vous à d'éventuelles pannes de courant. Si vous utilisez un groupe électrogène, respectez scrupuleusement les conseils de sécurité en cas de coupure d'électricité pendant la tempête : n'installez jamais cet appareil à l'intérieur de votre logement pour éviter les intoxications au monoxyde de carbone. Restez à l'écoute des bulletins de Météo-France et ne touchez sous aucun prétexte aux fils électriques tombés au sol.