Il voulait mettre sa mère en maison de retraite : elle l'abat(Illustration) Istock
Un homme de 72 ans a voulu placer sa mère en maison de soins. Refusant catégoriquement, elle l'a tué.

Du refus catégorique à l'assassinat. Ana Mae Blessing, 92 ans, vient d’être condamnée pour "meurtre au premier degré", "agression aggravée à main armée" et "kidnapping" à l’encontre de son fils, Thomas Blessing, âgé de 72 ans. Elle a reconnu avoir abattu son fils car il voulait la placer dans une maison de retraite. La mère, son fils et sa compagne habitaient ensemble en Arizona, aux Etats-Unis.

Les autorités locales ont expliqué dans un communiqué de presse, dont CBS News se fait l'écho, que la suspecte avait été entendue par les enquêteurs américains : "Elle avait beaucoup réfléchi pendant plusieurs jours aux intentions de son fils de la placer dans un centre d'aide à la vie". Suite à ça, Ana Mae Blessin s'est donc armée de deux pistolets qu'elle s'était procurée il y a quelques années et les a cachés dans les poches de sa robe avant de confronter son fils dans sa chambre à coucher. Elle admet lui avoir tiré dessus à deux reprises avant de pointer son arme à feu sur sa compagne de 57 ans.

"Il est toujours inquiétant que les problèmes domestiques dégénèrent en violence ou en conséquences tragiques", a déclaré le shérif Paul Penzone dans un communiqué. "Ils sont souvent isolés et ne sont ni prévisibles ni évitables."

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Selon le bureau du shérif du comté de Maricopa, alors qu'Ana Mae Blessing se débattait avec sa belle-fille, la suspecte aurait perdu l’emprise de son arme : "Blessing a récupéré la deuxième arme de poing et a tenté de la pointer vers la petite amie qui l'a fait tomber de ses mains".

Elle tue son fils pour échapper à la maison de retraite : elle avait l’intention de se suicider

Terrifiée, la petite amie a appelé les secours qui ont été accueillis dans un silence glacial. Ils ont trouvé la nonagénaire assise dans un fauteuil, son fils décédé dans une chambre à coucher. Une fois entre les mains de la police, Ane Mae Blessing a expliqué aux enquêteurs qu’elle comptait se suicider.

Il a été déterminé plus tard lors d'une interview avec la suspecte qu'elle croyait que sa vie lui avait "été arrachée" parce que son fils et sa petite amie essayaient de la placer dans un centre d'aide à la vie.

Selon les documents judiciaires, il existait des antécédents de violence familiale entre Ane Mae Blessing et son défunt fils, y compris au moins un incident dans lequel la police est intervenue.

Pour l’heure, Ana Mae Blessing est derrière les barreaux. Sa caution s’élève à 500 000 dollars.

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