La taxe cabane, parfois plus chère que l'abri lui-même, pousse certains Français à ne pas déclarer leur abri. Si, face à la grogne des habitants, la commune de Fléac en Charente vient de renoncer à cet impôt d'aménagement, que risquez-vous dans les autres villes ? Faisons le point.
Taxe cabane : elle va encore flamber cette année ! IllustrationIstock

Fausse joie pour les propriétaires ? Si la taxe sur les micro-logements, jugée inefficace par le gouvernement, a été supprimée, celle sur les cabanes de jardin, dite d'aménagement, grimpe de nouveau en 2020, apprend-on par un arrêté publié au journal officiel.

Cela signifie donc qu’en cas de construction d’un abri de jardin ou d’autres travaux nécessitant un permis de construire ou une déclaration préalable, vous risquez de devoir débourser plus.

André Texier, un habitant de Fléac en Charente, a pu le constater :

"Quand j’ai fait ma déclaration et que j’ai reçu l’estimation de la taxe, j’ai toussé", explique l'homme de 71 ans au journal régional Charente Libre.

"Pour changer mon abri de jardin, qui datait des années soixante-dix et commençait à battre de l’aile, par un cabanon un peu plus grand, de 10 m2, j’ai dû verser 395 euros de taxe !" Un montant "exorbitant", juge le septuagénaire, qui a dû ajouter cet impôt aux 2000 euros déboursés pour son nouveau cabanon.

Après son échange contestataire avec l’adjoint à l’urbanisme de Fléac, et face à la grogne des habitants, la municipalité a préféré renoncer à sa part communale sur cette taxe.

Son taux local était fixé par la communauté d'agglomération d’Angoulême : "On y a regardé de plus près, et effectivement avec le calcul qui était en vigueur avant notre délibération, si vous achetiez un cabanon de 10 m2 en promo à Castorama ou Leroy-Merlin - j'en ai vus à 390 euros - il vous en coûtait 423 euros de taxe d'aménagement, dont 292 euros de part communale. Plus que le prix du produit lui-même. Alors que pour une piscine de 10 m2, la taxe est à peine de 100 euros", indique au quotidien Jacky Daviaux, l’adjoint à l’urbanisme de la ville.

Cette situation ubuesque pousse d’ailleurs certains habitants à être dans l’illégalité. Une question se pose toutefois : pourquoi cet impôt d’aménagement ne cesse de s’alourdir ?

Immobilier : pourquoi la taxe d’aménagement n’en finit plus de grimper ?

En cause ? L’application des règles de revalorisation. Comme le rappelle Capital, "cette base de calcul est en effet indexée sur l’indice du coût de la construction, mesuré par l’Insee".

Toutefois, après une hausse de 3% en 2018 et de 3,8% en 2019, la majoration est, cette année, moindre.

Pour ne pas avoir de mauvaise surprise, veillez donc à bien la prévoir dans votre budget.

En 2020, les Franciliens devront ainsi payer 860 euros par m² contre 854 euros en 2019. En "province", la taxe sera également élevée de 6 euros, à 759 euros par m² (contre 753 euros en 2019).

Depuis son entrée en vigueur en mars 2012, ces contributions ont été rehaussées de 15%, note Le Figaro.  Soit 112 euros pour l’Ile-de-France et 99 euros pour la province. 

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