Coup de massue pour les actifs. Il faudra dépenser plus pour financer le système actuel des retraites. Les conséquences risquent d'être difficilement acceptées…
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Un avenir assombri. Le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (Cor), dévoilé ce jeudi 13 juin, n’est pas porteur de bonnes nouvelles pour les futurs retraités. Dans la synthèse de l’étude, que Capital  a pu consulter, le COR alerte sur "l’augmentation des cotisations vieillesse alors que, dans le même temps, les pensions n’évoluent pas au même niveau." 

Signification ? Les actifs seront contraints de faire des efforts : pour financer le système actuel des retraites et obtenir le même niveau de pension que leurs aînés, ils devront cotiser plus.

Retraite : 4 indicateurs passés au crible

Taux de prélèvement finançant les retraites, durée de carrière au cours de laquelle sont prélevées les cotisations, montant des pensions et durée de la retraite. Ces 4 indicateurs ont été étudiés par le Conseil d’orientation pour parvenir à cette conclusion.

Objectifs :

  • évaluer l’effort consenti par les assurés en activité pour financer le système de retraite
  • apprécier ce que le système apporte aux assurés une fois retraités

D’après les résultats obtenus, les efforts ne sont pas contestables :

“Par rapport aux générations qui partent actuellement à la retraite, nées au milieu des années 1950, les générations plus jeunes seraient pénalisées par des taux de cotisation plus élevés et un montant moyen de pension plus faible relativement au revenu d’activité moyen”, révèle le Cor.

A quoi cela est-il dû, comment l’expliquer ? Le Conseil d’orientation des retraites s’appuie sur un exemple afin d’illustrer cette situation.

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