Hausse de salaire : les alternatives que votre patron pourrait vous proposer
Nombreux sont les travailleurs qui pourraient être tentés de négocier une augmentation de salaire dans les semaines à venir. Leurs employeurs rodent d'ores et déjà leurs propres arguments…

L’inflation progresse. Et, de toute évidence, ce n’est pas une bonne nouvelle pour les Françaises et les Français qui sont confrontés à la hausse des prix à la consommation. Elle ronge leur pouvoir d’achat, nuit à la rentabilité de leur épargne et s’attaque donc assez mécaniquement à leurs bas-de-laine. Les transports coûtent plus cher, du fait de la hausse des tarifs du carburant, les chantiers deviennent plus difficiles à mener car certains matériaux deviennent trop coûteux et donc difficiles à trouver. 

Fort heureusement pour les retraités ainsi que les bénéficiaires de prestations sociales, le chef de l’Etat et son gouvernement ont prévu un certain nombre de mesures. Pensées pour leur permettre d’essuyer sans trop de mal le choc inflationniste, elles prévoient la revalorisation d’une partie des allocations que ces derniers sont susceptibles de percevoir… Mais aussi celle des pensions de retraite issue du régime général. Le président, alors encore candidat, en avait fait la promesse durant l’entre-deux tours. Mais quid des autres ?

Inflation : quelle protection pour ceux qui travaillent ?

Hélas, tous n’ont pas le droit au même degré de protection… en témoigne l’émergence de “la question salariale”, explique le quotidien Les Echos. Celle-ci deviendrait même de plus en plus “pressante”. Quoi de plus étonnant ? L’inflation pourrait bientôt grimper jusqu’à 10% dans la zone euro et l’idée d’une hausse des salaires apparaît de plus en plus complexe à contourner.

Ceci étant dit, les salariés qui tacheraient de négocier une amélioration de leur paie pourraient avoir du mal à convaincre leur employeur en employant ce seul argument. D’autant plus que de nombreuses alternatives existent. En passant de la prime exceptionnelle au forfait spécial, Planet vous propose un petit récapitulatif des options auxquelles il faudra s’attendre à l’occasion des négociations.

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Le chèque emploi

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Le chèque emploi

Les patrons qui ne souhaitent pas augmenter leurs salariés mais veulent tout de même leur accorder davantage disposent de multiples outils. Le Cesu en fait partie, informe Mieux Vivre-Votre Argent sur son site. Ce chèque emploi service universel peut servir à payer un emploi à domicile et bénéficie d’une exonération de charges sociales dans la limite de 1 830 euros annuels par salarié. Le crédit d’impôt accordé est de 25% par an et par entreprise, mais il est plafonné à 500 000 euros pour le salarié.

Le chèque vacances

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Le chèque vacances

Autre type de chèque particulièrement en vogue : le chèque vacances. Il permet à l’employeur de prendre en charge jusqu'à 490 euros de chèques vacances par salarié, sans avoir à payer la moindre cotisation. Dans certains cas, si la travailleuse ou le travailleurs touche 3 428 euros brut ou moins par mois, le montant peut atteindre jusqu’à 80%.

L’épargne salariale

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L’épargne salariale

L’épargne salariale repose sur un panel de dispositifs variés permettant à l’employeur de participer à la constitution du capital du salarié. Plusieurs produits peuvent être mis en place par l’entreprise et le salarié peut parfois décider de ne pas y souscrire. Il faut mentionner, d’abord, la participation, le PEE, mais aussi le PER collectif ou l’intéressement et l’abondement.

L’indemnité télétravail

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L’indemnité télétravail

Le saviez-vous ? L’exercice du télétravail vous rend éligible à l'indemnité télétravail, que votre employeur peut décider de vous verser en lieu et place d’une éventuelle augmentation de salaire. Le montant perçu, qui est plafonné par la loi, dépend du nombre de jours télétravaillés par semaine. Un employé ne mettant jamais les pieds au bureau peut espérer jusqu’à 50 euros par mois.

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Les dispositifs et forfaits mobilité

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Les dispositifs et forfaits mobilité

Certaines entreprises proposent également des aides à la mobilité, lesquelles se présentent le plus souvent sous la forme de forfait durable. Ces derniers peuvent représenter jusqu’à 500 euros par an et par salarié sans charge à payer. En théorie, les indemnités kilométriques peuvent aussi faire l’objet d’un remboursement… Quand elles présentent un lien avec l’activité professionnelle du travailleur ou de la travailleuse.

Les tickets restaurants

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Les tickets restaurants

C’est peut-être le coup de pouce le plus connu parmi tous ceux servant d’alternative à une hausse de salaire. Le ticket restaurant, rappelons-le, est un dispositif financé pour partie par le salarié et pour partie par l’employeur. Il n’est pas possible d’en toucher plus de 220 par an.