Selon l'Institut de la Protection sociale (IPS) le système de protection sociale doit se réformer urgemment. Il publie ainsi ces propositions choc pour la présidentielle. En voici les enjeux majeurs.
Retraite, dépendance… 5 propositions explosives de réforme de protection sociale

"La réforme de notre système de protection sociale, maintes fois avortée, ne peut plus attendre." C’est ainsi que débute le communiqué de l’institut de la protection sociale (IPS), publié ce mardi 1er février. "Pour avancer concrètement sur ce sujet essentiel pour les Français, l’IPS (Institut de la Protection Sociale) a élaboré une série de propositions. Elles seront transmises aux différents candidats à l’élection présidentielle, permettant à chacun d’entre eux de prendre position sur ces sujets fondamentaux pour l’avenir de notre pays", explique l’institut.

Au total, le dossier comporte 28 suggestions abordant l’ensemble des enjeux majeurs de notre système de protection sociale. Elles visent à offrir "plus de liberté et d’autonomie aux Français dans leurs choix individuels et collectifs" : couverture retraite, santé, préparation financière pour prévenir l’éventuelle perte d’autonomie liée au vieillissement… L’ensemble de ces sujets sont abordés.

Propositions de réforme de l’IPS : une urgence jugée "absolue"

"Ces propositions représentent l’aboutissement de plus de trois ans de travail", déclare Bruno Chrétien, Président de l’Institut de la Protection Sociale. "Notre tâche s’est bien sûr avérée longue et complexe, mais une conviction a guidé l’ensemble de nos travaux : il nous faut rompre avec cette logique d’un pilotage toujours plus concentré entre les mains de l’Etat. Les entreprises, les salariés et les opérateurs d’assurance doivent retrouver une marge de manœuvre et s’impliquer dans la construction d’un nouveau modèle. C’est à cette condition que nous réussirons à bâtir un système de protection sociale juste, efficace, et adapté aux enjeux de notre époque. Nous ne pouvons plus tergiverser, l’urgence est devenue absolue."

Quelles sont alors ces suggestions choc, soufflées aux candidats à la présidentielle ? En voici 5 dans notre diaporama.

Reculer l’âge de départ à la retraite 64, voire 65 ans

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Reculer l’âge de départ à la retraite 64, voire 65 ans

En matière de retraite, selon l’IPS, la réforme à mener en priorité concerne le report de l’âge de départ à la retraite "au minimum à 64 ans- contre 62 aujourd’hui", voire "à 65 ans afin de financer les besoins liés à la dépendance, estimés à 9 milliards d’euros par an", pointe le rapport. 

D’après l’institut, "cet âge de départ de 65 ans n’a rien d’exceptionnel et correspond à celui fixé dans la plupart des pays développés". 

De nouvelles règles de cumul emploi-retraite

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De nouvelles règles de cumul emploi-retraite

L’IPS appelle les candidats à revoir les règles du cumul emploi retraite, afin que ce système puisse ouvrir de nouveaux droits à la retraite. Ce n’est pas le cas actuellement. "L’IPS considère que chacun devrait pouvoir cumuler emploi et retraite sans conditions", indique-t-il. Le nombre de points serait toutefois deux fois inférieur à celui du cotisant non retraité. 

Ouvrir la pension de réversion aux couples Pacsés

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Ouvrir la pension de réversion aux couples Pacsés

L’IPS pousse à l’ouverture de la pension de réversion aux couples pacsés. 

Intégrer une retraite par capitalisation collective

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Intégrer une retraite par capitalisation collective

L'Institut propose d’intégrer une retraite par capitalisation collective au sein des régimes obligatoires. Objectif, garantir le pouvoir d'achat des retraités. Il prend l’exemple des systèmes de capitalisation déjà existants tel que le régime additionnel de la fonction publique (RAFP) ou encore le régime complémentaire des pharmaciens (CAVP).

Accorder plus de choix dans les régimes obligatoires

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Accorder plus de choix dans les régimes obligatoires

Pour accorder plus d’autonomie à chacun en matière de protection, "l’IPS propose d’accorder plus d’options dans les prestations servies par les régimes obligatoires. Par exemple, les actifs qui le souhaitent pourraient souscrire une option permettant le maintien de garanties décès après leur départ en retraite ". 

La tarification de la garantie invalidité pourrait aussi proposer une option dépendance, ou proche aidant, afin de "favoriser l’acceptation, tant psychologique que tarifaire, de la couverture dépendance, aujourd’hui peu souscrite", soulignent les auteurs de l’étude.

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