Pouvoir d'achat : tout ce qui change pour votre porte-monnaie dès le 1er mars 2026
Ce mois de mars 2026 inaugure une série de hausses tarifaires et de nouvelles taxes qui vont peser directement sur le budget des ménages français, du gaz aux frais d'hôpital.
Le calendrier ne fait pas de cadeau aux consommateurs en cette fin d'hiver. Entre la fiscalité écologique, les ajustements réglementaires et le coût des soins, plusieurs postes de dépenses subissent une inflation notable. Voici le détail des mesures qui entrent en vigueur pour anticiper leur impact sur votre reste à vivre.
Santé et énergie : deux postes de dépenses en forte hausse
Se faire soigner coûte désormais plus cher. Comme annoncé par le ministère de la Santé, le « forfait journalier hospitalier » passe de 20 à 23 euros par jour (17 euros en psychiatrie). Même un passage aux urgences sans hospitalisation voit la facture s'alourdir : le « forfait patient urgences » grimpe également à 23 euros, contre 19,61 euros auparavant. Selon un rapport de la DREES, « 2,5 millions de Français sans complémentaire santé » seront les premiers impactés par cette mesure censée faire économiser « 400 millions d'euros par an à la Sécurité sociale ».
La facture énergétique s'envole elle aussi. La Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) a validé une augmentation du « prix repère » de « +5,32 % par rapport à février 2026 ». Le prix moyen du kWh TTC s'établit ainsi à 0,10513 € pour les foyers se chauffant au gaz. Enfin, les fumeurs subissent une nouvelle révision tarifaire touchant environ 500 références de cigarettes, avec une hausse moyenne de 50 centimes par paquet.
Transports et achats en ligne : de nouvelles taxes administratives
Les règles du e-commerce changent radicalement. L’article 82 de la Loi de finances pour 2026 instaure une taxe de 2 euros par article pour tous les achats de moins de 150 euros effectués sur des plateformes hors Union européenne. Comme le précise Service-Public.fr, « Cette taxe de 2 € par article vise à inciter les consommateurs à réduire les achats impulsifs de produits très bon marché ».
Du côté des automobilistes, immatriculer un véhicule devient plus onéreux selon votre lieu de résidence. Plusieurs régions relèvent le tarif du cheval fiscal. La Corse enregistre la plus forte hausse, passant de 43 € à 53 €, tandis que la Nouvelle-Aquitaine atteint les 58 €. En Île-de-France, une nouvelle « taxe IDFM » de 14 euros s'ajoute désormais forfaitairement au coût de chaque certificat d'immatriculation. Ces augmentations visent principalement à soutenir les réseaux de transport public face à l'augmentation des coûts d'exploitation.
Épargne et prestations : des changements structurels pour votre patrimoine
Un grand ménage s'opère dans l'épargne réglementée. Les Plans d’épargne logement (PEL) ouverts après le 1er mars 2011 atteignent leur limite d'âge de 15 ans. D'après la Banque de France, environ « 3,2 millions de comptes » sont concernés : ils seront automatiquement clôturés et les fonds transférés vers des comptes fiscalisés moins rémunérés si aucune action n'est entreprise par l'épargnant.
Les aides sociales subissent également un ajustement. L'âge de la majoration des allocations familiales est repoussé de 14 à 18 ans, créant un manque à gagner immédiat sur les prestations versées par la CAF pour les familles concernées. Pour limiter l'impact de ces transferts de charges de l'État vers les particuliers, vérifier ses contrats d'épargne et sa couverture mutuelle devient indispensable.
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