Ils décrivent un véritable "enfer". Leur trajet ne devait durer que 40 minutes, il a finalement pris 7h... Explications.
Malaises, toilettes "horribles" et 7h d'attente : ces passagers ont voyagé dans le train de l'horreurIstock

La SNCF est heureuse de "ne déplorer aucun blessé", a-t-elle fait savoir dans la soirée du 3 août 2020. Une annonce qui fait suite à l'incroyable retard – l'entreprise emploie, elle, le mot "conséquent" – qui a ruiné la journée de plusieurs centaines de passagers. Leur trajet, rapporte Le Parisien, ne devait pas durer une heure. Au final, ils en ont passé 7 dans le train qui devait les emmener jusqu'à la gare du Nord.

En pratique, c'est un premier train de 600 passagers qui a déclenché un tel retard : après un inquiétant dégagement de fumée, l'alarme de sécurité a retenti dans les voitures. Le véhicule, en provenance de l'Oise, s'est alors immobilisé, forçant trois autres trains à l'arrêt. Ils venaient respectivement de Maubeuge, dans le Nord, mais aussi d'Amiens, dans la Somme et de Creil. "A 13h, j'ai compris que ma journée était fichue", explique l'une des passagères du premier train, contacté par le quotidien. Son voyage a commencé cinq heures avant cela.

Au final, le premier train est évacué peu de temps avant midi. Une situation étrange pour bien des passagers des autres véhicules. "Nous étions à 800 mètres de la gare de Louvres, mais nous, nous n'avions pas le droit de sortir", s'agace l'un d'entre eux qui a préféré travailler jusqu'à 21h plutôt que de poser un jour de congé. "J'ai connu des péripéties, mais là c'est inimaginable", explique encore cet usager qui emprunte la ligne depuis 10 ans désormais. "Ils ont appelé les gendarmes pour qu'on ne sorte pas sur les voies", assène-t-il ensuite.

Des toilettes horribles, pas assez d'eau pour tout le monde...

Face aux conditions desquelles ils se retrouvent prisonniers, certains passagers se sentent mal. Vers 14h, la SNCF arrime une cinquantaine de bouteilles d'eau de 25 cl chacune, pour l'intégralité des passagers des trois trains encore immobilisés. Bien trop peu, donc, pour couvrir les besoins de tous les individus. "Les passagers des deux autres trains n'ont rien eu. Il y a eu des personnes prises de malaise. Près de 1000 personnes ont été arrêtées pendant plus de sept heures sur les voies, c'est une désorganisation totale, lamentable et épouvantable !", s'insurge d'ailleurs Franck Dhersin dans les colonnes du Parisien. Il est le vice-président (LR) des Hauts-de-France, chargé des transports.

C'est loin d'être le seul problème rencontré par les passagers. Rapidement, les sanitaires en sont aussi devenu un, explique la première usagère contactée par le journal. "Les toilettes sont devenues horribles", souligne-t-elle, décrivant "l'enfer" qu'ont vécu les Françaises et les Français partis de Maubeuge à 5h30 du matin. Avec pour toute collation à l'arrivée un petit sablé, une compote et une bouteille d'eau. "C'est honteux", s'agace une autre usagère.

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