Depuis le début de l'affaire, ils se sont engagés à partir en cas de procédure judiciaire. Les squatteurs les plus célèbres de France vont-ils tenir parole, maintenant que la préfète a annoncé leur mise en demeure ?
Maison squattée dans la Nièvre : les squatteurs tiendront-ils parole ?IllustrationIstock

Cela fait plusieurs semaines, déjà, qu'ils occupent indûment cette demeure. Dans la Nièvre, un groupe de squatteur s'est en effet approprié le bien laissé vaquant par une octogénaire. Cette dernière réside actuellement dans un Ehpad et a décidé de porter plainte. D'après BFMTV, ils sont trois : deux hommes et une femme. "On n'a rien abimé. On était prêt à payer un loyer", ont d'ailleurs fait savoir les trois individus, qui se sont installés en juillet dans cette résidence secondaire, l'octogénaire possédant en effet une autre maison. Celle-ci est située à Saint-Honoré.

Comme le rappelle le quotidien local Le journal du Centre, les squatteurs s'étaient engagés à quitter les lieux dès lors qu'ils feraient l'objet d'une procédure judiciaire. C'est chose faite : la préfète de la Nièvre, Sylvie Houspic, a annoncé qu'elle allait signer la mise en demeure des occupants ce vendredi 18 décembre. Dès lors que le papier leur sera délivré - en main propre, c'est obligatoire - par la gendarmerie, ils n'auront alors que 24 heures pour s'en aller.

Avant d'en arriver là, le fils de la propriétaire avait déjà porté plainte contre les squatteurs, le dimanche 13 septembre, note encore le titre de presse. 

En l'état actuel des choses, c'est lui qui a la charge de gérer les biens de sa mère. Il ne l'a d'ailleurs pas prévenue immédiatement, souhaitant d'abord la protéger, explique-t-il.

Quelle procédure la préfète a-t-elle engagée ?

Après avoir réalisé l'expertise de l'ensemble des procédures possibles en vue de réduire les délais nécessaires pour pouvoir expulser les squatteurs, la Préfecture a opté, en lien avec le Parquet, pour le recours à l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable. Cette dernière prévoit en effet des mesures d'expulsion accélérées à l'aide d'une décision administrative.

"Depuis plusieurs jours, nous vérifions que toutes les conditions soient réunies pour répondre à cette procédure. C'est le cas", a affirmé la la préfète.

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