Un internaute avait réussi à entrer dans les systèmes cryptés de la Banque de France, en tapant tout simplement le code d'accès 123456. Il vient d'être relaxé. Tous les détails avec Planet.fr.
AFP

© AFPIncroyable mais vrai ! L'un des systèmes de cryptage les plus confidentiels de France se déverrouillait avec un code d'accès simplissime : 123456... Un internaute, qui passait de nombreuses heures sur le web à la recherche de numéros de téléphone directs évitant les numéros surtaxés, avait découvert par hasard le fameux code secret.

En 2008, après quelques visites sur des forums spécialisés, l'homme au RSA avait composé le numéro accédant au système de la Banque de France sur son logiciel Skype, permettant de téléphoner par internet. Quand la boîte vocale lui avait demandé de composer le code d'accès, l'internaute avait tout bêtement tapé les premiers chiffres de son clavier... et débloqué le système de la Banque de France !  Par erreur, l'homme avait donc perturbé pendant 48 heures le service de surendettement.

Au cœur d'une enquête internationaleLa police avait eu du mal à mettre la main sur l'auteur de ces faits, et l'a retrouvé en 2010, alors qu'une grande enquête internationale avait été lancée. Finalement, la justice a considéré qu'il ne s'agissait pas de piratage volontaire, et a choisi de le relaxer.

Mais, et c'est inquiétant, la Banque de France n'est pas le seul organisme à posséder des codes confidentiels simplistes ! Début septembre, Le Canard Enchaîné avait révélé que certains ministères avaient conservé les mots de passe d'administration d'origine. Et ce mot de passe était tout bêtement "password" (mot de passe). Les codes avaient été changés avant que Le Canard Enchaîné ne publie son article.

© THOMAS SAMSON / AFP

Comparez les meilleures offres de mutuelles senior (contenu sponsorisé)

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la matinale de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.