Ce matin, Jean-François Copé est sorti du silence en s'exprimant sur sa page Facebook. Il y dénonce entre autres "les règlements de compte personnels" qui nuisent à l'UMP.

 

Facebook est un endroit  particulièrement prisé par les politiques surtout dans le cadre d’une stratégie de retour. Ce matin, Jean-François Copé n’y a pas dérogé en s’exprimant pour la première fois sur sa page depuis sa démission de la présidence de l’UMP. L’ex-président du parti d’opposition y dénonce ainsi "les règlements de compte personnels (qui) rendent l'UMP inaudible" en réaction à la publication des comptes du parti. "Quel est le but de tous ceux qui passent le plus clair de leur temps à salir l’UMP ?"  s’interroge-t-il en critiquant l’attitude de certains de ses camarades.

>> Lire aussi : Rachida Dati : l’UMP lui aurait payé 10 000 euros par an de factures de téléphone

"Au lieu de cet indispensable travail d'opposition et de proposition, ce sont hélas des souhaits de vengeance et des rancoeurs personnelles qui semblent d'abord être à l'esprit de certains membres de l'UMP, au point de désespérer les Français et de faire douter, je le sais, nos militants" écrit encore le maire de Meaux en références aux divers règlements de comptes s’exposant dans la presse ces jours-ci.

Il indique également faire "entièrement confiance" à la justice concernant les suites de l’affaire Bygmalion.

La réaction du clan filloniste

Cette sortie incriminant à demi-mots le clan filloniste, passe mal parmi les fidèles de l’ancien Premier ministre. Invité de France 2 ce matin, Eric Ciotti n’a pas hésité à répliquer. Le député des Alpes Maritimes a ainsi invité Jean-François Copé à la "décence" rappelant au passage que ce dernier portait la responsabilité de l’état actuel du parti.

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"Si nous avons cette situation épouvantable, une faillite morale qui rend nos militants en colère, les députés en colère, je crois que Jean-François Copé porte une très lourde responsabilité" estime Eric Ciotti avant d’enfoncer le clou : "je pense que le silence serait à tout le moins bienvenu et qu’il réserve ses réponses aux magistrats". Un champ lexical qui n’est pas sans rappeler celui qui était de rigueur lors de la navrante élection à la présidence de l’UMP.

Vidéo sur le même thème : UMP : comptes et règlement de comptes

En imagesBygmalion : tous les protagonistes de cette vaste affaire

Jean-François Copé

Le député-maire de Meaux est le personnage central du volet qui concerne l’UMP. Le président du parti d’opposition est soupçonné d’avoir surfacturé à la société Bygamalion fondée par deux de ses proches des évènements en marge de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Accablé, Jean-François Copé a même annoncé qu’il allait rendre les r...

Nicolas Sarkozy

C’est pour masquer les folles dépenses de sa dernière campagne présidentielle que l’UMP aurait décidé de surfacturer des évènements et ainsi, ne pas dépasser la somme de 22 millions d’euros autorisée.

Me Patrick Maisonneuve

L’avocat de Bygmalion accuse l’UMP d’avoir surfacturé des évènements à son client en 2012.

Jérôme Lavrilleux

L’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy et actuel directeur de cabinet de Jean-François Copé a récemment avoué sur le plateau de BFM TV avoir tenté de dissimuler l’explosion des frais de campagne de l’ex-président il y a deux ans. "Il y a eu l’engrenage irrésistible d’un train filant à toute vitesse. Ceux qui devaient tirer la son...

Bastien Millot

Proche de Jean-François Copé, il a fondé Bygmalion en 2008 avec Guy Alvès.

Dominique Dord

  L’ancien trésorier de l’UMP (de 2010 à 2012) a récemment été entendu par les enquêteurs. Il doit notamment répondre de faux et usage de faux, d’abus de biens sociaux, d’abus de confiance et de recel.

Guillaume Peltier

  Le vice-président démissionnaire de l’UMP est visé dans une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d’intérêts présumés. Son domicile a d’ailleurs été perquisitionné mardi. L’enquête fait suite à une plainte déposée en décembre 2012 par l’association de lutte anticorruption Anticor et à une décision du maire UMP de Menton, Jean-Claud...

Patrick de Carolis

  L’ancien PDG de France Télévisions est lui aussi mêlé à l’affaire Bygmalion, dans son volet télévisuel. Il a récemment été mis en examen pour favoritisme, soupçonné d’avoir reçu près de 120 000 euros de commission de la part de Bygmalion entre 2008 et 2012.

Camille Pascal

  Le secrétaire général de France Télévisions a lui aussi été mis en examen dans le cadre du volet télévisuel de l’affaire Bygmalion.

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