Trois ans après «"Les Adieux à la reine", Benoît Jacquot offre à Léa Seydoux le rôle de la soubrette insolente déjà incarné par Jeanne Moreau en 1964. L'actrice y livre une performance qui fera de nouveau date dans sa carrière.
Journal d'une femme de chambre (Arte) - Léa Seydoux : "Je me suis aussi servie de mes doutes sur mes capacités d’actrice"

"Il n’y a pas de mauvaises places, il n’y a que des mauvais maîtres", répond Célestine à la patronne du bureau de placement. Tout en déférence orgueilleuse, belle et rebelle, telle est l’héroïne du roman d’Octave Mirbeau (1900), incarnée par Léa Seydoux. De tous les plans, la comédienne est l’âme de cette adaptation fidèle à l’œuvre originale, critique féroce des vices des puissants, doublée d’une étude de la servitude. De l’entretien d’embauche jusqu’au dénouement, âpre et cruel, on emboîte le pas de la petite Parisienne qui a accepté une place chez des bourgeois de province étriqués, les Lanlaire. Madame est une peau de vache, Monsieur un coureur de jupons.

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S’emparer de ce rôle, immortalisé en 1964 par Jeanne Moreau chez Buñuel, était un défi : "Je voulais que Célestine ait de la tenue. Ses robes très corsetées m’ont aidée. Je me suis aussi servie des doutes que j’éprouvais alors sur mes capacités d’actrice", analyse celle qui, la même année, a été choisie pour interpréter Madeleine Swann, la James Bond girl de 007 Spectre. Après Les Adieux à la reine, ce film s

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