Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République, est accusé d'agression sexuelle sur une journaliste allemande. Lors d'une interview, il lui aurait touché les fesses.
Une journaliste allemande accuse VGE d'agression sexuelleL'ancien chef de l'Etat est au cœur d'une sale affaire l'incriminantAFP

Les faits seraient récents : ils remonteraient à l'année 2018. Et ils valent à Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République française, une accusation d'agression sexuelle, rapporte 20 minutes. Ce dernier aurait posé sa main sur les fesses d'une journaliste allemande lors d'une séance photo après avoir été interviewé. La victime s'appelle Ann-Kathrin Stracke, et est âgée de 37 ans. Elle a décidé de porter plainte devant le parquet de Paris le 10 mars 2020.

Le directeur du cabinet de l'ancien chef de l'Etat, Olivier Revol, a signalé au Monde, ainsi qu'au journal allemand Süddeutsche Zeitung, que Valéry Giscard d'Estaing n'avait aucun souvenir de son entrevue avec la journaliste. "Si ce qui lui est reproché était vrai, il en serait bien sûr navré, mais il ne se souvient de rien", a précisé le directeur du cabinet.

Une séance photo qui tourne mal

Cette interview avait pourtant été accordée en l'honneur du 100e anniversaire de la naissance de l'ancien chancelier fédéral, Helmut Schmidt. Elle s'est déroulée le 18 décembre 2018 à Paris. Ann-Kathrin Stracke a donné sa version des faits en détaillant autant que possible le déroulé de son entretien avec l'ancien président de la République. Elle se rappelle lui avoir demandé de faire une photo avec lui aux côtés de son cameraman et de sa preneuse de son.

Au moment de prendre la pose, Valéry Giscard d'Estaing aurait posé sa main sur ses fesses. "Très surprise et désapprouvant ces atteintes qui m'ont mise extrêmement mal à l'aise, j'ai tenté de repousser la main de Valéry Giscard d'Estaing, sans toutefois y parvenir", explique la journaliste allemande. L'ancien chef de l'Etat aurait également réitéré son geste alors qu'il lui montrait des images d'archives. Avant de quitter les lieux, Ann-Kathrin Stracke affirme aussi avoir reçu "des baisers appuyés sur les joues", non consentis.

Elle engage des poursuites

Dès son retour à la rédaction, elle alerte sa hiérarchie qui ne tarde pas à engager un avocat et à interroger l'équipe présente à ses côtés. Le cameraman corrobore la version des faits de la journaliste allemande. Cette dernière a également expliqué avoir mis un an à porter plainte, car elle n'était pas au courant du fonctionnement du système français. Elle dit que le mouvement #MeToo l'a confortée dans la nécessité de le faire.

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