Accepter son corps, tel est le crédo de Louise Aubery. Mais quand l'influenceuse subit les conséquences d'une discrimination au poids, pas question de se taire. Son hashtag #OnVeutDuVrai est né et compte bien faire du bruit.
©DR/Louise Aubery

Je m’appelle Louise Aubery, j’ai 22 ans, je suis étudiante à Science Po Paris et j’ai des plateformes sur des réseaux sociaux sur lesquelles j’essaye d’aider ma communauté à mieux s’accepter. J’ai été touchée par une affaire de grossophobie suite à la publication d’une photo sur mon compte Instagram et j’ai décidé de prendre la parole sur le sujet.

J’ai été conviée à un voyage de presse fin mai par une agence de communication qui travaille pour un office de tourisme des Charente-Maritime. On m’a proposé un voyage de deux jours sur l’île d’Oléron. Comme j’étais disponible, j’ai répondu favorablement. Mais 10 jours avant la date du départ, je reçois un mail de l’agence qui m’explique “qu’au vu de mes dernières photos, le client souhaite annuler ma participation à ce voyage”.

"Je pensais que ma tenue plutôt légère posait problème"

Mon premier réflexe est d’aller voir sur mon compte Instagram ce que j’ai publié récemment. Il n’y avait que deux photos dont un cliché où je pose en lingerie avec mon amie Pauline (@pausitiveworld) et où l’on tient une pancarte avec écrit "All bodies are good bodies" (traduction : "Tous les corps sont de bons corps"). 

Au départ, je pensais que ma tenue plutôt légère posait problème. Mais en réalité, le véritable souci venait du fait que j’ai posé avec un physique différent, plus “grande taille”. Et le message derrière ma photo n’a visiblement pas plu au client. Quand j’ai fini par comprendre pourquoi mon post dérangeait, je n’ai pas eu envie de me taire !

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