Alors que des milliards de personnes sont isolées chez elles à travers le monde, cette toute nouvelle expression vient de faire son apparition. Explications.
Pourquoi vous devez désormais parler de "Grand Confinement"IllustrationAFP

Le "Grand Confinement". Ce n’est pas le nom d’un nouveau film de science-fiction ou d’un jeu de télé-réalité, mais bien celui de la crise économique que nous traversons… Et allons traverser dans les prochains mois. La récession mondiale actuelle a pour origine les mesures de confinement liées à la lutte contre le coronavirus Covid-19 et il lui fallait un nom. C’est désormais chose faite.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi 14 avril que cette crise était baptisée "The Great Lockdown", soit "Le Grand Confinement" en Français, s’inspirant des deux crises mondiales précédentes, la "Grande Dépression" des années 1930 et la "Grande Récession" de 2009. Vous pouvez donc désormais parler du "Grand Confinement" pour évoquer la période actuelle et faire bien en société (tout du moins au sein de votre foyer).

Un nom qui entrera dans les livres d'Histoire

L’annonce du FMI a suscité quelques incompréhensions sur les réseaux sociaux, certains doutant de ce choix… Comme l’explique l'Agence France Presse, citée par Le Parisien, d’autres idées ont été avancées pour baptiser la crise actuelle : la "Grande Paralysie", la "Grande Interruption" et même le "Grand Effondrement". Mais, alors que des milliards de personnes sont confinées chez elles dans le monde, le terme de "confinement" semblait décrire au mieux la situation et entrera dans les livres d’Histoire. Les internautes n’ont pas hésité à y aller de leurs commentaires sur Twitter, certains affirmant qu’ils auraient préféré le terme de "Grande Paralysie" ou même de "Grande Suspension". La "Grande Suppression" a également été proposée pour décrire la période actuelle.

"Soutenir et protéger les personnes affectées"

Si cette crise a désormais un nom, elle est loin d’être terminée puisque, selon le FMI, les déficits publics continuent de se creuser. La dette publique cumulée, à l’échelle mondiale, devrait atteindre 96% du produit brut intérieur de l’ensemble de la planète. L’Instance mondiale redoute également d’autres conséquences dans certains pays et affirme que des troubles pourraient se produire à la fin du confinement dans les pays émergents et ceux qui sont en développement. Lors d’un entretien accordé à Reuters, cité par L'Indépendant, Vitor Gaspar, directeur du département des finances publiques du FMI, affirme que, pour éviter ces troubles, "l’objectif est de soutenir et de protéger les personnes et les entreprises qui ont été affectées par le confinement". Gita Gopinath, chef économistes du FMI, estime de son côté que ces troubles pourraient émerger "si cette crise est mal gérée et que des citoyens estiment que leur gouvernement n’a pas fait assez pour les aider".

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