Le mois de mai 2018 est le mois le plus orageux jamais vu depuis 10 ans. La faute un peu au Portugal, et non il n'est pas question de football…
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La petite goutte envoie de l'air chaud sur la France

Entre vendredi soir et lundi soir, la France a été touchée par 165 436 décharges de foudre, comme le relève sur Twitter l’Observatoire français des orages et des tornades. L’hexagone a été tellement frappé par des pluies diluviennes et des éclairs, que certains n’hésitent pas à plaisanter sur le sujet, annonçant l’arrivée de la saison des moussons en France.

N’en déplaisent aux plaisantins, si la mousson est essentiellement un ensemble de vents soufflant en Asie du Sud, les orages qui frappent la France ont d’autres bonnes raisons. Parmi cette multitude : une goutte froide présente sur le Portugal, explique Ouest France. Elle tourne sur elle-même et envoie vers la France des airs chauds venus d’Afrique du Nord. Ces masses chaudes et humides essayent de gagner en altitude, sauf que sur leur chemin, elles rencontrent des courants froids du nord de l’Europe, et situés plus en altitude.

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Un cumulonimbus terrorise la France

La météo n’est toutefois pas seulement à mettre sur le comte de cette goutte. L’ampleur des orages qui frappent l’hexagone est aussi causée par un énorme cumulonimbus. La hauteur du morceau ? Au moins 14 000 mètres. A l’intérieur des vents à 140km/h mais aussi un mélange d’airs froids et d’airs chauds dans des quantités impressionnantes. De ces frictions et mictions naît une instabilité électrique. Résultat des charges négatives s’accumulent en bas des nuages, et cherchent inexorablement à rejoindre les charges positives du sol, provoquant un éclair.

En attendant que ces deux phénomènes ne s’adoucissent, certainement dans le week-end, ici-bas chacun doit continuer de jongler avec les conséquences de ces orages : métro inondé, domaine viticole abîmé, coulée de boue entre autres.

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