Il a pris tout le monde de court ! Nicolas Hulot a quitté son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire ce mardi, à la surprise générale. Découvrez les raisons de son départ. 
IllustrationAFP

Nicolas Hulot : "épuisé", il décide de démissionner 

Le gouvernement ne cumulerait-il pas les déconvenues cet été 2018 ? Aux affaires Benalla et Nyssen vient désormais s’ajouter le départ de l’ex-animateur d'Ushuaïa. Il semblerait que le fervent combattant pour un monde plus écologique soit parti, "épuisé" par une bataille qu’il ne peut gagner, à en croire Yann-Arthus Bertrand. Le globe-trotteur et documentariste s’est confié, peu après l’annonce de la démission de Nicolas Hulot, au micro d’Europe 1.

"Je pense que quand on choisit comme ministre de l'Ecologie quelqu'un de la société civile, qui connait bien ses dossiers, qui a des convictions accrochées au cœur, au ventre, qui sait de quoi il parle, et qu'il se retrouve devant ce monde politique inconnu pour lui, avec des lobbys, des pressions de l'agriculture ou de l'énergie… il devait se sentir un peu inutile, et certainement déçu."

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Nicolas Hulot démissionne : "Je ne veux plus me mentir"

Il semblerait que Nicolas Hulot ait mûrement réfléchit à sa démission. Lors de son annonce sur France Inter, il a tenu à préciser que son départ était lié au fait qu’aucune évolution n’a été faite en matière d’écologie depuis son arrivée au gouvernement. "Son départ est la conséquence de l’absence de politique écologique de ce gouvernement", a affirmé Yannick Jadot, eurodéputé d'Europe-Ecologie Les Verts.

Il a ajouté sur BFM TV: "Nicolas Hulot prend acte de ce que le gouvernement est aux mains des lobbies".

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Pressions, lobbys : l’ancien ministre de la Transition écologique a indiqué que les avancements en terme d’écologie ont été difficiles, souvent bloqués par des intérêts financiers. Nicolas Hulot a essuyé des échecs comme le report de l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025, comme le rappelle Le Monde

Par ailleurs, la présence de Thierry Coste (Président de la Fédération nationale des Chasseurs) lundi lors d’une réunion à l’Elysée a suscité bons nombres de réactions. A commencer par celle de Nicolas Hulot, qui n'a pas manqué de dénoncer les liens que ce dernier entretient avec le chef de l'Etat. "Thierry Coste n’était pas invité à cette réunion, [je lui] ai dit frontalement qu’il n’avait rien à faire là", a indiqué Nicolas Hulot à Léa Salamé et Nicolas Demorand. 

"Pour moi, c’est symptomatique de la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir. Il faut à un moment ou à un autre poser ce problème sur la table parce que c’est un problème de démocratie : qui a le pouvoir, qui gouverne ?", s'est interrogé l'ancien ministre sur France Inter.  

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