C'est un réseau très structuré de fabrication de faux billets qui vient d'être démantelé dans le sud de la France : 900 000 euros de faux billets, en coupures de 50 euros, ont été saisis par les gendarmes et cinq personnes ont été mises en examen.

Les billets étaient d'une "qualité exceptionnelle". 900 000 euros de faux billets ont été saisis par les gendarmes ont annoncé conjointement ce vendredi le parquet de Marseille et la gendarmerie. Au-delà de cette belle prise, c'est tout un réseau de fabrication de fausse monnaie qui a été démantelé. Le général Galtier a en effet parlé d’une "opération qui sort de l’ordinaire", "toute la chaîne est tombée, depuis l’officine jusqu’à la fabrication". Onze personnes ont été interpellées à Marseille, à Avignon et en Corse.

Une "organisation internationale très structurée"

L'enquête avait démarré l'été dernier à Avignon. Une officine de fabrication de faux billets avait en effet été découverte. Celle-ci avait ensuite été transférée à Marseille. Les enquêteurs se sont donc félicités d'avoir mis à mal une "organisation internationale très structurée". Les gendarmes ont saisi des ordinateurs et des imprimantes, mais, plus inquiétant, ont également mis la main sur dix cartons de papier pouvant servir à la fabrication de pas moins de 8 millions d'euros de fausses coupures. Le colonnel Sylvain Noyau, qui a dirigé l'enquête, a tenu à souligner "la grande technicité" des malfaiteurs, qui imprimaient les billets grâce à du "matériel sophistiqué". Le papier utilisé, notamment, avait toutes les caractéristiques d'un papier fiduciaire et présentait par exemple l'insertion de filigrane que l'on trouve sur les vrais billets.

Cinq personnes mises en examen

Brice Robin, le procureur de la République  à Marseille, a indiqué que le parquet avait demandé la mise en examen de cinq personnes, âgées de 32 à 47 ans, pour contrefaçon et association de malfaiteurs, ainsi que leur placement en détention provisoire. Des accusations qui pourraient les conduire en prison pour 30 ans. Parmi les malfrats, l'un d'entre eux a déjà été condamné à 7 ans de réclusion pour trafic de stupéfiants, et l'autre à 3 ans pour escroquerie et contrefaçon, a précisé le procureur. Les billets, des coupures de 50 euros, ont pour certains déjà été mis en circulation et pourraient être très difficiles à reconnaître.

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