Tapi derrière une haie, il a attendu jusqu'à ce quelle sorte de son domicile. C'est là qu'il s'est jeté sur son ancienne compagne et l'a violemment agressée.
AFP

"Il rigolait tout en me poignardant": la victime frappée de 28 coups de couteau

Il l’a poignardée à 28 reprises. Après l’avoir longuement attendue, tapi derrière une haie près du domicile de son ex-compagne, cet homme s’est jeté sur elle et l’a agressée en pleine rue. Il était 7h45 du matin environ, quand il a tenté de la tuer, le 24 juin 2016 à Nidau (Suisse), rapporte 20 minutes. Il aura fallu onze heures d’opération organisée en urgence pour lui sauver la vie. Si ses voisins et des ouvriers locaux n’étaient pas intervenus, elle serait très certainement morte à l’heure qu’il est.

Interrogée par les agents de police après les faits, la victime a fait part d’un souvenir particulièrement glaçant."Il rigolait tout en me poignardant", a-t-elle déclaré lors de sa déposition. L’enfant qu’elle portait, en revanche, n’a pas survécu à ce déferlement de violence : deux mois et demi après l’attaque, elle a accouché d’un garçon mort-né, rapporte le quotidien.

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L’homme, qui risquait 17 ans de prison, a été condamné à 10 ans de prison. Il devra également verser une indemnité de 43 0000 francs suisses à son ancienne compagne. D’après les informations du journal, il n’a pas été possible de prouver que le fœtus est mort de sa main.

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"Après l’attaque, l’accusé s’est tranquillement fumé une cigarette. Cela montre à quel point toute cette situation l’a laissé indifférent", a pointé du doigt le Ministère public, pendant l’audience. L’accusation estimait d’ailleurs que l’agresseur avait tout planifié à l’avance.

"Il rigolait tout en me poignardant": 60 femmes assassinées depuis le début de l’année, en France ?

Comme tant d’autres agresseurs, il a expliqué ne pas avoir supporté les projets de mariage de son ancienne compagne. Il n’acceptait pas non plus qu’elle lui interdise de revoir leurs enfants. Des raisons régulièrement invoquées pour légitimer un droit de violence – et de tuer – des hommes sur les femmes, comme le rappelle la psychiatre et présidente de l’association Mémoire Traumatique Muriel Salmona, dans les colonnes de Planet.

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Depuis le début de l’année 2019, 60 femmes ont été tuées parce qu’elles sont des femmes en France."Tous les deux jours, on compte une nouvelle victime", soulignait d’ailleurs Inna Shevchenko, figure de proue du mouvement Femen en France. Elles manifestaient aujourd’hui pour rendre hommage à ces nombreuses victimes de féminicides et pointer du doigt le machisme de la société française. Elles ont également dénoncé"l’indifférence du gouvernement", rapporte le Huffington Post.

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