Deux mois et demi après la mort d'Élisa Pilarski, aucun élément du dossier n'a été révélé par le procureur de la République et l'avocat de la chasse à courre s'étonne de ce silence. Selon lui, "des informations inexactes sont colportées".

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Elisa Pilarski : l'avocat des chasseurs pousse un coup de gueuleIllustrationAFP

Élisa Pilarski a été tuée le 16 novembre 2019 dans la forêt de Retz, dans l’Aisne. La jeune femme de 29 ans et enceinte de six mois a été mordue mortellement à plusieurs reprises par des chiens. Depuis plusieurs mois, de nombreuses pistes ont été évoquées, sans que l’on sache réellement ce qui s’est passé ce jour là.  

Si l’on sait finalement si peu de chose, c’est que très peu d'éléments du dossier d'instruction ont été communiqués depuis le début de l'affaire. Guillaume Demarcq, l’avocat du maître d’équipage de la chasse à courre, s’étonne d’ailleurs du silence du procureur de la République et déplore ce manque de communication. Il explique à France 3 Hauts-de-France que "tous les jours dans la presse et sur les réseaux sociaux, des informations inexactes sont colportées et commentées. (...) Le seul qui soit à même de faire cesser la diffusion de ces informations, c'est le procureur de la République." 

Le secret de l'instruction interdit, en effet, aux avocats, juges et enquêteurs de révéler une quelconque information. "Il faut laisser la justice travailler sereinement", poursuit alors l’avocat. France 3 rappelle ainsi que Me Demarcq lui même n'a eu accès au dossier que le 4 février 2020, deux mois après le décès de la jeune femme. 

"Tout le monde parle d'un dossier qu'il ne connaît pas"

L’avocat pointe sérieusement du doigt l’emballement médiatique autour de cette affaire "dramatique", qui provoque "des réactions extrêmement violentes". "Il ne faut pas oublier qu'il y a une jeune femme qui est morte dans des conditions terribles", dénonce-t-il, alors que "tout le monde parle d'un dossier qu'il ne connaît pas". 

Sébastien Van Den Bergh, son client, a été placé sous le statut de témoin assisté, rappelle France 3 [statut entre le témoin et le mis en examen, NDLR]. L’avocat en a d’ailleurs profité pour le défendre : "Mon client ne cherche pas à convaincre qui que ce soit à part la justice. S'il décide de prendre la parole par mon intermédiaire, c'est parce qu'il y a un tel fossé entre ce qu'on lit dans les médias et la réalité des éléments qui aujourd'hui sont au dossier, qu'on ne peut pas laisser ça comme ça."

C’est pourquoi, afin de calmer les nombreuses réactions des médias et des réseaux sociaux, Me Demarcq incite fortement le procureur de la République à rompre le silence autour de ce dossier : "Le silence dont fait preuve le procureur fait que l'institution est décrédibilisée. (...) Je lui demande simplement de communiquer des éléments objectifs. Comme tout le monde, il voit ce qui circule dans les médias et sur les réseaux sociaux". Interrogé par France 3, le procureur de la République explique que la juge d'instruction ne veut pas qu'il y ait de communication sur l'affaire Elisa Pilarski avant la fin du mois de février. Il respecterait donc la consigne de la magistrate.

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