Période estivale rime souvent avec galère de réservations. Voici comment éviter de perdre la moitié près de 500 euros. 

Billets d’avions : pas de retour pour les retardataires

Saviez-vous qu’une compagnie aérienne a le droit d'annuler votre billet retour, en cas d’absence ou de retard à l'embarquement ? On appelle cela le "no show", et d’après Le Monde, cette pratique est très courante et s'explique simplement.

Les compagnies perdent beaucoup d'argent, lorsque les clients achètent des billets aller-retour, souvent en promotion.

Pour remplir leurs avions, elles ont décidés d’annuler automatiquement le billet retour des passagers retardataires ou absents, afin de les revendre à des personnes ne souhaitant qu'un simple voyage direct.

Ainsi, en théorie, tout le monde est gagnant : le client paie moins cher, car il n'est pas obligé de prendre un vol direct ou un aller-retour, plus onéreux qu'un simple retour, pour faire son voyage, et les avions ne désemplissent pas. Mais cette clause de "no show" n'avantage pas toujours le client. Nombreuses sont les compagnies qui font facturer une majoration aux usagers, pouvant aller jusqu’à 500 euros, pour pouvoir récupérer son billet perdu... "Nous conservons la place du passager, mais le billet ne redevient valide qu’après un réajustement tarifaire", souligne un porte-parole d’Air France au Monde.

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"Un passager qui ne se présente pas, c’est une opportunité pour les compagnies. Comme elles font peu d’argent, elles peuvent en gagner à la marge, en revendant ces sièges vides", comme l’explique Olivier Fainsilber, spécialiste de l’aérien au cabinet de conseil Oliver Wyman, dans les pages du journal.

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"Il y a un engagement mutuel. Si le passager ne se présente pas au rendez-vous, les termes du contrat sont rompus. Si elle n’est pas prévenue, la compagnie pénalisera le passager pour son absence. S’il est de bonne foi, elle fera en général ce qu’elle peut pour satisfaire son client", ajoute Olivier Fainsilber.

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Billets sans retour : une clause “abusive” ?

D’après Capital.fr, en 2015, des clients toulousains ont portés l’affaire devant la justice, car leurs billets retour ont été annulés par la compagnie : le Tribunal d’Auch a condamné l’entreprise franco-néerlandaise à indemniser et rembourser les passagers.

Maître Stella Bisseul, qui a défendu l'affaire, explique à BFM Business : "Certains [passagers] ne peuvent même pas racheter leur propre billet, Air France l'ayant déjà revendu. Air France a modifié ses conditions, ces annulations sont donc abusives."

Le Parlement Européen a demandé à Air France de modifier ses conditions, mais d’après Test Achat, une association de consommateurs belges qui a porté plainte contre Air France-KLM, l'entreprise continue de pratiquer la clause de “no show".

Selon cette association, "[Air France-KLM] crée un déséquilibre manifeste entre les droits et obligations de la compagnie aérienne d'une part, du passager d'autre part", peut-on lire sur RTBF.be.

La compagnie se défend de mettre en application de telles pratiques. "On n'annule pas la réservation du client. Le billet n'est plus utilisable donc on en édite un autre et on recalcule le prix", détaille le service client de la compagnie à BFM Business

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