True detective. La reconnaissance faciale comme nouvel auxiliaire de justice. Au risque des libertés publiques
«Souriez, vous êtes filmés». La chronique de David Lacombled

Clic-clac. Pour la première fois en France, la Justice a condamné un prévenu identifié grâce à un logiciel de reconnaissance faciale. Jeudi dernier, le Tribunal correctionnel de Lyon a reconnu coupable du vol d’un camion de marchandises un homme sur la seule foi d’une photographie comparée à un fichier. En effet, extrait de la vidéo d’une caméra de surveillance le portrait du suspect correspond en tout point avec une autre extraite, elle, du fichier des délinquants. Résultat, l’homme, multirécidiviste, a été condamné à 18 mois de prison ainsi que le rapporte Le Progrès dans son édition du 2 novembre 2019 réservée à ses abonnés.

Son avocat a vu dans ce jugement une décision inquiétante. Hervé Bambanast, a regretté sur RTL de ne pas connaître les fondements techniques sur lesquels il repose. « Le danger, selon lui, est que l’ordinateur accuse à tort. ​​» A son tour, la technologie devient suspecte.

Nouvel ADN. S’il s’agit d’une première en France, le système est déjà largement éprouvé à travers le monde. Ainsi, dès 2014, un braqueur a été arrêté par la police de Chicago grâce au logiciel NeoFace de la société...

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