D'un côté, une méthode populiste assumée, avec un discours dirigé contre « le système », les juges et les médias. De l'autre, une « mue » présidentielle qu'Éric Zemmour dit lui-même vouloir effectuer. Entre les deux, le nouveau candidat balance…
Se trumpiser ou se notabiliser ? Le dilemme d'Éric Zemmour

Au pied de la scène, immédiatement après la fin du discours, Éric Naulleau débriefe le meeting mouvementé de son compère Éric Zemmour à Villepinte, en banlieue parisienne, dimanche 5 décembre. Le chroniqueur, venu comme « ami » et « journaliste », l’a trouvé très bon dans la forme. Mais « c’était un discours de premier tour, très clivant. Ça ne pourra pas être toujours comme ça, il faudra passer à un second temps », estime-t-il.De fait, Zemmour n’y est pas allé de main morte. Pendant plus d’une heure, il a galvanisé ses militants qui auraient « bravé le politiquement correct, les menaces de l’extrême gauche et la haine des médias ». Des médias pris comme un seul bloc et ciblés à maintes reprises. C’est que Zemmour veut pourfendre « le système », « ses juges aux ordres et ses journalistes militants ». En face, lui se présente volontiers comme l’homme non issu du sérail : « Je n’ai pas quarante ans de roublardise politique et de langue de bois médiatique derrière moi. »Violence verbaleUne méthode populiste, au sens stratégique du terme, et un discours aux accents trumpistes. Y compris dans la violence verbale. On retiendra le passage sur Emmanuel Macron, « ce mannequin de...