ANALYSE - Présentée comme une réponse au chômage de masse, la réforme de l'assurance-chômage, annoncée mardi 18 juin, a réuni contre elle les partenaires sociaux, des organisations syndicales aux associations patronales. Mais peut-elle constituer une incitation à réduire l'inactivité ? Eléments de réponse.

"Douze mesures pour aider chacun à retrouver un emploi durable et choisi." C'est ainsi que, de la dégressivité de l'indemnisation chômage des salaires supérieurs à 4.500 euros brut à la mise en place d'un bonus-malus pour les entreprises de sept secteurs particulièrement gourmands en contrats courts, en passant par le relèvement du seuil d'accession à l'assurance chômage, Edouard Philippe a présenté mardi la réforme de l'assurance-chômage. 

Une réforme hautement critiquée, aussi bien par les syndicats que le patronat, pour des raisons différentes, reprise en main par l'exécutif après l'échec des négociations entre les partenaires sociaux. L'objectif majeur est de "mettre fin au chômage de masse", pour reprendre les termes du Premier ministre Edouard Philippe, qui a précédé sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, mardi 18 juin devant la presse, à Matignon. Mais aussi d'économiser 3,4 milliards d'euros sur les dépenses de (...)

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