Des objets nazis proposés aux enchères retirés au dernier moment : le même déroulé s'est répété dernièrement, dans plusieurs villes de France. À la suite, à chaque fois, de l'appel d'un mystérieux interlocuteur.
Qui se cache derrière les retraits in extremis d'objets nazis dans des ventes aux enchères ?

À Pamiers, Albi, Soisson, Blois, le Puy-en-Velay... C'est à chaque fois le même scénario : des objets nazis, mis à la vente aux enchères, sont retirés au tout dernier moment. Au Puy-en-Velay par exemple, la vente de ces articles nazis à des collectionneurs devait avoir lieu lundi 18 janvier. Il s’agit d'une cinquantaine d'objets, sur un total de 700 lots : des insignes nazis, quelques armes blanches, des casques SS. Ces objets appartiennent à la fille d’un chasseur-parachutiste, qui les avait collectés en souvenir.

Sauf que, lundi dernier, le commissaire-priseur, Philippe Cazal, reçoit un appel masqué, d’un homme qui se fait appeler "Axel" et se présente comme un avocat parisien. Le ton est accusatoire et menaçant, assure le professionnel : "J'ai eu un appel d'une personne faisant état qu'il serait bien que je retire ces lots, ce que j'ai fait suite à sa demande." Philippe Cazal précise les propos de l'appel : "Il m'a dit représenter notamment Serge Klarsfled. Et moi, j'ai toujours été admiratif de ce type et puis de sa chasse aux Nazis, donc ça a fait écho chez moi."

"Étant donné qu'on est dans un sujet sensible, j'ai préféré retirer les lots...

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