Quatre hommes ont été condamnés, hier jeudi 13 janvier à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), pour avoir réalisé filmé et diffusé des agressions contre des homosexuels dans plusieurs villes de France. Des humiliations réalisées en 2018, qui devaient permettre à leurs auteurs « de faire le buzz » et de « démasquer des homosexuels refoulés ».
"On visait des refoulés" : quatre hommes condamnés pour des agressions homophobes filmées

« Sébastien C. a su monter sa petite entreprise ». Dans la bouche d’Émilie Abrantes, procureure de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), ce constat ne sonnait pas, comme des félicitations. Bien au contraire. Dans cette affaire d’homophobie jugée au tribunal correctionnel, il aidait seulement à mieux comprendre le système mis en place par le principal prévenu, un homme de 33 ans originaire de la région parisienne et demeurant à Brive, qui devait répondre avec trois autres mis en cause, d’« incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle », de « violences aggravées » et d’ « injures publiques ». Seuls deux d’entre eux avaient estimé nécessaire de venir s’expliquer ce jeudi 13 janvier.Les faits se sont déroulés à Béziers (Hérault), Toulouse (Haute-Garonne), Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne) et Étampes (Essonne), entre 2017 et 2018, mais étaient surtout visibles sur Périscope, un réseau social disparu en 2021, qui permettait la retransmission de vidéos en direct. D’abord inscrit pour partager ses morceaux de rap, Sébastien C., en quête de toujours plus de buzz, de « likes » et de « cœurs » synonymes pour lui de rémunération, décidait de changer son fusil d’épaule en se...