« Les pays du Sud demandant de la solidarité, plus de transferts et les pays du Nord ne voulant pas du fédéralisme budgétaire. Chacun a de bons arguments qui peuvent arriver au même résultat : l'éclatement de la zone euro. »
«Non aux coronabonds et oui au frein à l’endettement». La tribune d’Agnès Verdier-Molinié

Les pays du Sud, dont la France, sont aujourd’hui touchés lourdement par l’épidémie dans des conditions sanitaires très dures mais aussi des conditions très difficiles pour leurs finances publiques déjà fort mal en point avant la crise. Au sein de ces pays, l’Italie est dans une situation très critique, on peut déjà extrapoler sur 160 % de dette par rapport au PIB d’ici la fin 2020. En Espagne et en France aussi, les dettes publiques vont gonfler et les taux risquent de monter.

Les pays du Nord de l’Europe, avec à leur tête l’Allemagne et les Pays-Bas, sont dans une tout autre situation, l’épidémie semble un peu plus contenue sur leurs sols et leurs finances publiques sont très saines grâce à une gestion au cordeau depuis la crise de 2008.

Chacun a de bons arguments qui peuvent arriver au même résultat : l’éclatement de la zone euro. Les pays du Sud demandant de la solidarité, plus de transferts et les pays du Nord ne voulant pas du fédéralisme budgétaire.

La Banque centrale européenne a déjà brisé plusieurs tabous en étendant son mandat : en lançant le PEPP (Pandemic emergency purchage programme), elle peut dépasser la limite...

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