Patrick Mignon, sociologue spécialiste des questions de supportérisme, estime que le phénomène n'est « pas forcément plus important qu'avant » et qu'il est une « chronique régulière du football français ».
Les débordements lors des matchs de football sont « une manière de se remettre sur la carte des supporteurs »AFP

Depuis la reprise du championnat français de football, début août, plusieurs rencontres ont été émaillées de violences. Coups entre joueurs, supporteurs et membres de l’encadrement lors du derby opposant Nice à l’Olympique de Marseille, le 22 août, violences et envahissement du terrain à la fin de la première mi-temps du match Lens-Lille le 18 septembre ou encore caillassage d’un bus de fans bordelais à Montpellier, le 22 septembre.

Si ce regain de violence trouve bien une explication dans la fin du confinement et la reprise d’un championnat presque stoppé pendant deux saisons, Patrick Mignon, sociologue spécialiste des questions de supportérisme, rappelle toutefois que ce phénomène est une « chronique régulière du football français ».

Ces incidents relèvent-ils d’un nouveau phénomène de violence dans le football français ou plutôt d’un hasard de calendrier ?

Depuis quelques semaines, on assiste surtout à un retour à une situation déjà vieille de quelques années. Ce type de violences est plus ou moins une chronique régulière du football français depuis les années 1980. Le phénomène avait certes perdu de...

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