Pour la première fois, la tête d'affiche de Hip-Hop Symphonique, mardi à la Maison de la Radio, sera une femme, Chilla, rappeuse et symbole, aussi, de la rareté des têtes d'affiche féminines dans le rap. À qui la faute ?
Le rap français, une relation compliquée avec ses rappeuses ?

Quand on parle de rap au féminin en France, son nom revient à chaque fois : Diam's, c'était il y a plus de dix ans. En termes de "grandes anciennes" toujours actives, on peut citer Casey, ou encore Keny Arkana, deux autres grands noms du rap. Depuis, Diam's est à la retraite, et son exemple revient souvent dans les questions qu'on pose aux rappeuses aujourd'hui, à l'image de Sianna : "J'ai entendu son histoire, elle a vraiment dû travailler pour ça, quatre fois plus que certains". La jeune femme a sorti un album, Diamant Noir, il y a deux ans. Elle confessait à l'époque avoir dû batailler plus que les autres.

Certains me soutiennent devant les caméras mais derrière il n'y a plus grand-chose

Sianna

Exemple frappant : Sianna était la seule femme à l'affiche du grand festival Révolution qui devait se tenir à Paris en septembre dernier, finalement annulé. Pourtant, des femmes qui rappent il y en a beaucoup mais on ne les voit pas. C'est l'un des combats du label La Souterraine, qui sort le 29 novembre une compilation 100 % rap féminin. Beaucoup de jeunes rappeuses postent des freestyles sur Instagram, le comptenotamment, espace de reconnaissance.

Éloïse Bouton,...

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