Le tout local doit-il devenir la norme ? Devons nous renoncer aux plaisirs des échanges alimentaires, qui sont aussi pourvoyeurs de richesses pour les pays producteurs, parce que la mondialisation serait devenue politiquement incorrecte ? Quoi de mieux pour en parler qu'une assiette de mangues mûres..
«La mangue, un plaisir coupable?» La chronique de Sébastien Abis

Les faits : Sébastien Abis est directeur du Club Déméter et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Il est aussi codirecteur de l’ouvrage annuel Le Déméter, qui explore les grandes thématiques agroalimentaires mondiales. Il propose, avec la série « Le dessous des tables​ », une prise de hauteur sur les défis agricoles et alimentaires.

Imaginons un instant que l’alimentation en France soit réduite aux seules productions de notre territoire national. Après tout, il serait très tentant de privilégier les circuits courts pour réduire l’empreinte environnementale de nos consommations. Jusqu’où serions-nous prêts à aller ? Pouvons-nous être capables de démondialiser complètement nos repas, et donc de ne plus laisser les variables de la diversité ou du plaisir s’inviter sur nos tables ? Prenons le cas de la mangue, un fruit très prisé ces dernières années.

Sa consommation s’est développée en France, à l’instar d’autres produits exotiques que sont l’avocat ou l’ananas. Si le volume reste faible, avec moins d’un kilogramme par habitant et par an, il est sans doute amené à progresser.

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