« Alors que le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est arrivé dans la capitale afghane pour s'entretenir avec les deux prétendants à la présidence du pays, la situation n'a jamais été aussi compliquée, et à laquelle s'ajoute la crise du coronavirus »
«Kaboul chaos: aucun répit pour l’Afghanistan». La tribune d’Emmanuel Dupuy (IPSE)

Un célèbre proverbe afghan rappelle « qu’il est cent fois plus difficile de faire une chose que de la briser ». Cet adage sied, hélas, parfaitement à la configuration post-électorale qui voit Ashraf Ghani, président sortant, et Abdullah Abdullah, Chief Executive sortant du Gouvernement afghan (la fonction de Premier ministre n’existant pas dans la Constitution afghane de 2004), revendiquer chacun leur victoire à l’occasion du dernier scrutin présidentiel du 28 septembre dernier.

Cette situation ubuesque d’un pouvoir désormais bicéphale prêterait presque à sourire, si elle n’advenait dans le contexte d’une année plus meurtrière que les dix-huit précédentes avec près de 20 000 personnes tuées, dont 3 500 enfants. Macabre décompte qui s’ajoute aux près de 45 000 civils, autant de militaires et policiers tués, et 60 000 blessés depuis 2001, comme est venu tristement l’attester l’ONG suédoise Uppsala Conflict Data Program (UCDP).

S’il n’en suffisait dans le drame qui n’en finit pas de toucher ce pays depuis quarante ans, s’y ajoute la crise du coronavirus qui touche pour l’instant, il est vrai - relativement peu les 14 millions...

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