Alors que Marine Le Pen (RN) clôt ce mardi 26 octobre sa visite en Hongrie par une rencontre très symbolique avec le président Viktor Orbán, l'essayiste Max-Erwann Gastineau revient pour « Marianne » sur l'attraction de la Hongrie sur une partie de la droite et de l'extrême droite française travaillés par la crainte de l'effacement démographique et le rejet de l'immigration.
"Eric Zemmour est plus proche de Viktor Orban que ne l'est Marine Le Pen"

Depuis son arrivée en Hongrie, ce lundi 25 octobre, Marine Le Pen ne cesse de poster des photos sur Twitter pour mettre en scène sa visite dans le pays de Viktor Orbán, véritable inspirateur d'une partie de la droite et de l’extrême droite française. Reçue avec faste, elle entend marquer l'étendue des liens politiques et intellectuels qui l'unissent avec le président hongrois. Le mois dernier, c’est Éric Zemmour, son principal concurrent pour la prochaine élection présidentielle, qui était reçu – avec moins d'égard par le chantre de la « démocratie illibérale ».Signe que la Hongrie, petite puissance de moins de 10 millions d’habitants, est devenue le centre de gravité d’un renouveau conservateur, fondamentalement opposé à l’immigration, dont les idées vont peser sur l'élection de 2022. Pour Marianne, l’essayiste Max-Erwann Gastineau, auteur du livre « Le nouveau procès de l’Est » (Cerf, 2019) et spécialiste de la politique hongroise, décrypte les raisons de cette attraction.Marianne : Alors qu'Éric Zemmour et Marine Le Pen se pressent à Budapest, comment situer politiquement leur inspirateur Viktor Orbán ?Max-Erwann Gastineau : Je le définis comme un conservateur. Il résume sa...

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