Le Parti animaliste, fort de son score aux élections européennes, entend conquérir des sièges dans les conseils municipaux le mois prochain et se félicite que la cause animale infuse les partis, malgré des affichages souvent intéressés.
Entre instrumentalisation et conviction, des élections municipales très animales

En 2001, une plaisanterie marseillaise faisait couler de l’encre, un chien teckel nommé Saucisse se portait candidat aux élections municipales dans le premier secteur de Marseille (1er et 7e arrondissements), « pour une “sauciété” plus humaine contre une vie de chien ». En 2020, après des élections européennes marquées par le score inattendu du Parti animaliste – 2,16 %, 490 000 voix –, les animaux sont de retour aux municipales, des tracts aux programmes, des affiches aux candidatures.

Depuis 2001, l’équation politique a changé : mettre un animal sur une liste ou une affiche ne relève plus tant de la satire politique que d’un signal envoyé aux électeurs sur la prise en compte des enjeux de protection des animaux, devenus porteurs électoralement. Selon un sondage IFOP mené en janvier 2019, 89 % des sondés jugent importante la cause animale et 38 % reconnaissent que des propositions en la matière pourraient infléchir leur vote.

En mai, le succès du Parti animaliste, petite formation créée il y a quatre ans et rassemblant des militants d’horizons variés allant des antispécistes de L214 aux bénévoles de Trente...

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