Le technicien de l'AS Saint-Etienne décrypte la fonction d'entraîneur tel qu'il la conçoit : celle d'un bâtisseur d'équipe, dont le destin personnel importe peu.
Claude Puel : « Etre viré, je m’en fous »

Claude Puel aime avoir le temps. Pour développer sa conception du métier, mardi 10 décembre dans son bureau de L’Etrat, près de Saint-Etienne, cent minutes ne furent pas de trop. Pour reconstruire l’AS Saint-Etienne, récupérée en jachère en octobre – 20e de Ligue 1, lestée de gros salaires et de joueurs trentenaires –, il sait qu’il en faudra aussi, même si des débuts réussis ont replacé les Verts à la 8e place avant de recevoir le Paris-Saint-Germain, dimanche soir.

Vous revendiquez un profil de bâtisseur. Lorsqu’on arrive dans un club dernier de Ligue 1, comment tient-on ce cap ?

Il faut aller à l’essentiel : amorcer une orientation sans embrumer les joueurs, ne pas donner trop d’informations. Je me dois d’être le plus précis possible. Petit à petit, je vais nourrir l’équipe dans une direction mais, au départ, il ne faut donner que des choses compréhensibles par tous pour faire changer l’état d’esprit, la solidarité, le langage corporel. Ce sont des choses basiques sur lesquelles on peut agir rapidement.

Combien de temps faut-il pour trouver une cohérence ?

Quand j’ai débuté dans le métier...

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