Mariée à un Chilien, Bérangère qui vit dans le pays depuis plusieurs années, déplore que l'état d'urgence ait été décrété si rapidement.
Chili : "Le couvre-feu rappelle à beaucoup des mauvais souvenirs de la dictature", témoigne une Française expatriée

"Le couvre-feu rappelle à beaucoup des mauvais souvenirs de la dictature" [de Pinochet qui a sévi dans le pays entre 1973 et 1990]", a expliqué lundi 21 octobre sur franceinfo, Bérangère, une Française vivant à Viña del Mar, au nord de Santiago. Mariée à un Chilien, elle vit dans le pays depuis plusieurs années.

Onze personnes ont été tuées dans les émeutes qui secouent le Chili, a annoncé la gouverneure de Santiago, Karla Rubilar, révisant à la hausse un précédent bilan de sept morts. De violents affrontements entre les forces de l'ordre et manifestants ont eu lieu ce week-end à Santiago, la capitale du pays. Ces manifestants protestaient contre l'augmentation des prix des tickets de métro.

Pourquoi le Chili s'embrase-t-il ?

Pour Bérangère, l'instauration de l'état d'urgence et du couvre-feu ne va pas dans le sens de l'apaisement : "Parce que le dernier couvre-feu c'était en 1987, encore sous Pinochet. Donc, oui, je pense qu'une grande partie de la population n'a pas vraiment apprécié. Les écoles ont été fermées là aujourd'hui. Mon mari est professeur, il ne travaille pas", a-t-elle expliqué.

"Le soir, il y a des problèmes, des affrontements...

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !