En mai dernier, au Royaume-Uni, un enseignant, B. Denville, avait dû fuir après avoir montré des caricatures de Mahomet en cours. Même s'il a été blanchi par une enquête indépendante, il a disparu des radars et aucune institution officielle ne souhaite communiquer sur le sujet.

Au Royaume-Uni, l'omerta règne autour du cas de B. Denville. Fin mars, ce professeur de religion de 29 ans avait dû fuir son domicile avec sa compagne et demander la protection de la police après avoir été menacé sur les réseaux sociaux. À l'époque, des associations musulmanes l'avaient accusé d’avoir blasphémé contre Mahomet après avoir montré à sa classe des caricatures du prophète extraites du magazine satirique français Charlie Hebdo.Fin mai, une enquête indépendante lancée par l’école, la Batley Grammar School, située non loin de Manchester, avait conclu qu'il n'avait commis aucune faute. S’il avait montré les caricatures à plusieurs occasions, il « croyait sincèrement que l’utilisation de l’image avait un but et un avantage éducatifs, et qu’elle n’était pas utilisée dans l’intention d’offenser », indique le rapport. « L’image a été incluse pour lancer une discussion sur la signification du blasphème ».L’école avait donc décidé de « lever la suspension » du professeur, mise en place de manière préventive. Néanmoins, les rapporteurs estiment qu’il « n’était pas nécessaire pour le personnel d’utiliser ce matériel pour atteindre ses objectifs d’apprentissage sur le blasphème »,...

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