En janvier prochain, les véhicules les plus lourds seront théoriquement soumis à un malus au poids. Mais on peut déjà douter de son application réelle. Explications.
Auto : et si le malus au poids faisait pschitt ?getty

Début 2022 apparaîtra une nouvelle mesure ciblant les automobilistes-contribuables : le malus au poids. Adopté en fin d’année dernière à grands renforts de publicité, il s’appliquera dès janvier aux achats de véhicules de plus de 1,8 tonne, à raison de 10 euros par kilogramme supplémentaire.

Mais au-delà de l’effet d’annonce, cette taxe aura-t-elle une application concrète ? Outre les exonérations et rabais prévus (familles nombreuses notamment), ce malus laissera de côté une bonne partie des voitures les plus lourdes du marché. C’est-à-dire les véhicules électriques et hybrides (autonomes en électrique sur plus de 50 km).

Ne seront donc concernés que les automobiles à moteur thermique dépassant 1,8 tonne. Autrement dit, quelques SUV très massifs et très rares. Mais là encore, dans les faits, le malus au poids risque de ne pas s’appliquer. En effet, un plafonnement est prévu afin que la somme du malus écologique et du malus au poids ne dépasse pas le tarif maximal du malus écologique.

Des gros SUV déjà taxés au maximum possible

Plus concrètement, si un véhicule atteint déjà le niveau le plus élevé du barème de malus écologique (40.000 € en 2022 et 50.000 € en 2023), il ne paiera pas de malus au poids. Or, les voitures les plus lourdes sont généralement de gros SUV généreusement motorisés et soumis au malus écologique maximal. Par exemple, un Porsche Cayenne non hybride dépasse déjà de loin...

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