La désertion des touristes a mis à mal les revenus des particuliers ayant investi dans la location touristique. Pas au point, cependant, de les pousser en masse vers de la location longue durée.
Après le confinement, l’incursion hésitante des hôtes Airbnb dans le marché de la location classique

Depuis la fin du confinement, les aspirants locataires de la capitale française voient fleurir en ligne de curieuses annonces de meublés à l’esthétique léchée. Sur la table de la cuisine, des croissants attendent l’arrivant, lorsque ce n’est pas du Bordeaux. Sur le lit, des serviettes roulées avec délicatesse, parfois accompagnées de flacons de gel douche parfumé. Au mur, des vues d’architectes et un écran plat terminent le tableau. L’ameublement, faste et impeccable, tranche avec celui des autres annonces de meublés. Et pour cause : ces appartements accueillent habituellement des touristes étrangers venus visiter Paris.

Mais depuis le début de la pandémie due au coronavirus, faute de liberté de déplacement, ces derniers se font rares. « 95 % des séjours de la mi-mars à la fin mai ont été reportés ou tout simplement annulés par des voyageurs venant des quatre coins du monde », expliquait, mi-avril au Monde, Maxime Leduc, dirigeant de Flateo, une conciergerie gérant environ cent cinquante logements de région parisienne en location de courte durée pour le compte de particuliers.

Un pic d’annonces en ligne

Une situation...

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