C'est une fille admirative qui rend hommage à son papa décédé d'un cancer l'an dernier. L'auteure de “Stupeur et Tremblements”, raconte un personnage hors du commun. Son père, ce héros.
Amélie Nothomb : "J'admire les survivants !"

France Dimanche : Comment résumer ce roman ?

Amélie Nothomb : Il s'agit de la première rencontre de mon père avec la mort et comment elle n'a pas voulu de lui… FD : Tout est vrai ? AN : Absolument ! Seules les émotions sont romanesques parce que mon père n'en parlait jamais. C'était quelqu'un de très émotif… Émotif mais, malgré son enfance compliquée, avec un père absent, une mère qui le rejette et ses vacances passées chez des oncles et tantes châtelains sans le sou, il a une nature très heureuse. Je pense que c'est un choix qu'il a très vite fait, il aimait sa vie quelle qu'elle soit. Même de sa terrible expérience d'otage comme consul – anti-colonialiste – au Congo, en août 1964, où il se retrouve attaché à un poteau d'exécution, il disait que c'était ce qu'il lui était arrivé de mieux dans la vie ! C'était plus une adaptation que sa nature en fait. Il avait décidé de tout trouver formidable !

FD : Même quand il « mourait » de faim en vacances chez ses cousins bohèmes… AN : Oui, si un enfant subissait ça aujourd'hui, il aurait vingt-cinq ans de psychanalyse derrière ! FD : Vous employez beaucoup le verbe « survivre...Lire la suite sur Francedimanche.fr

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