L'ancien chef de l'Etat et son avocat historique, Thierry Herzog, sont soupçonnés d'avoir tenté d'obtenir des informations secrètes en marge de l'affaire Bettencourt auprès d'un membre de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, en échange d'un coup de pouce pour un poste prestigieux à Monaco. 

La Cour de cassation a rejeté, mardi 18 juin, l'un des ultimes recours de l'ex-président Nicolas Sarkozy pour s'opposer à son renvoi devant le tribunal correctionnel, dans l'affaire de corruption présumée d'un haut magistrat révélée par des écoutes téléphoniques.

L'ex-chef de l'Etat et son avocat historique Thierry Herzog sont soupçonnés d'avoir, début 2014, tenté d'obtenir auprès d'un membre de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations secrètes en marge de l'affaire Bettencourt, en échange d'un coup de pouce pour un poste prestigieux à Monaco, qu'il n'obtiendra finalement jamais.

Au terme de leur instruction, émaillée de nombreux recours, les juges avaient ordonné le 26 mars 2018 un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" contre les trois hommes, conformément aux réquisitions du parquet national financier (PNF) en octobre 2017. Tous trois avaient déposé des recours devant la cour d'appel de Paris, tant contre le réquisitoire du parquet que contre la décision des juges de les renvoyer en correctionnelle. En vain. Ils s'étaient alors pourvus en cassation. Mardi, la haute juridiction a rejeté les pourvois de Nicolas Sarkozy et...

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