Le cinéaste délaisse le film noir pour mettre en scène un « space opera » méditatif, porté par Brad Pitt.
« Ad Astra », sur Canal+ : un voyage vers le père orchestré par James Gray

CANAL+ - VENDREDI 22 MAI À 21 H 05 - FILM

On fut étonné en apprenant que James Gray – styliste néo-classique fiévreux, auteur de films noirs palpitants, propagateur de tragédie grecque dans le septième art – s’était lancé dans la réalisation d’un « space opera ».

On sait combien la catégorie du film spatial est souple. Elle conjoint la pure fantaisie et l’adaptation au milieu interstellaire de genres dûment répertoriés (la guerre pour Star Wars, l’horreur pour Alien) à des chefs-d’œuvre méditatifs de haute volée tels 2001 : l’Odyssée de l’espace (1968), de Stanley Kubrick, ou Solaris (1972), d’Andreï Tarkovski.

C’est manifestement à ces derniers que Gray ambitionne de raccrocher la fusée Ad Astra, film produit et interprété, autrement dit rendu possible, par Brad Pitt. L’acteur y interprète, dans un futur qui se veut proche, Roy McBride, astronaute missionné dans le plus grand secret pour voyager jusqu’à Neptune et y découvrir la cause de l’émission d’ondes électromagnétiques surpuissantes qui mettent en danger la vie sur Terre.

Une odyssée œdipienne

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