Quelques jours seulement après le début du déconfinement progressif en France, Jean Castex a prévenu que le gouvernement n'attendrait pas la fin de la première étape pour faire machine-arrière si les Français relâchaient leur vigilance face à l'épidémie de coronavirus Covid-19. Le point sur les trois critères dont dépend cette décision.
Reconfinement avant le 2 juin : la mise en garde du gouvernementAFP

La menace d’un reconfinement en urgence pèse sur la France. Alors que le pays a entamé lundi son déconfinement progressif, Jean Castex a annoncé que le gouvernement se tenait prêt à donner "un coup de frein" si la situation l’exigeait. Auditionné par l’Assemblée nationale mardi, celui que l’on surnomme le "Monsieur confinement du gouvernement" a en effet été très clair : "S’il y a un certain nombre d’indicateurs qui se dégradent, on ne va pas attendre le 2 juin pour reconfiner". "Ça ne serait pas sérieux de ne pas envisager un reconfinement et il est normal que les pouvoirs publics s’y préparent", s’est-il ensuite justifié avant de citer l’exemple de nos voisins outre-Rhin : "C’est le coup de frein, comme disent les Allemands".

La liste des pays qui "reconfinent" déjàLa liste des pays qui "reconfinent" déjàAlors que les Français peuvent à nouveau circuler librement dans une zone de 100 km autour de chez eux, l'ombre d'un "reconfinement" plane encore. Certains pays font d'ailleurs d'ores et déjà marche arrière…

Déconfinement : "Il ne faut pas se démobiliser et il faut dire la vérité aux Français"

Conscient de l’impact d’une telle mesure sur le moral des Français et l’économie du pays, Jean Castex a également insisté sur la responsabilité de chacun. "Il y a eu un peu de laisser-aller, on peut le comprendre, en vue du 11 mai, mais il faut bien dire à nos concitoyens qu’une grosse part du succès est entre leurs mains". "Il ne faut pas se démobiliser et il faut dire la vérité aux Français", a-t-il insisté. Et celui-ci de résumer : "C’est un rendez-vous que le pays a avec lui-même".

Le maire de Prades (Pyrénées-Orientales), a poursuivi en détaillant les trois critères qui pourraient conduire le gouvernement à faire machine-arrière. Découvrez-les.

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