Dans une interview accordée ce jeudi sur BFMTV, le leader de La France insoumise a indiqué régulièrement passer par la plateforme Airbnb pour se loger lorsqu'il est en déplacement à Marseille. Problème : il dénonce aussi très souvent l'optimisation fiscale opérée par la firme américaine.

Certains diront que l'hôpital se fiche de la charité, d'autres s'en amuseront sûrement. Toujours est-il que ce jeudi 1er février 2018, Jean-Luc Mélenchon aurait certainement dû réfléchir à deux fois avant de prononcer ces mots face à Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV : "Depuis six mois, j’ai fait du Airbnb et je vais à l’hôtel"... "Est-ce si difficile de trouver un appartement dans la citée phocéenne ?". Et de préciser : "Je n’ai pas trouvé l’endroit où me poser. Il faut dire que je suis exigeant"... "Je veux voir la mer, il ne faut pas que ça coûte trop cher parce que je suis un peu rapiat et ainsi de suite". Voilà pour les requêtes du leader gauchiste dont le magazine Capital se fait l'écho.

En vidéo - Président Magnien ! : Jean-Luc Mélenchon, le "Marseillais"

De fait, si Jean-Luc Mélenchon n'est pas connu pour être timoré dès lors qu'il exprime une idée ou défend ses convictions, il eut probablement été judicieux d'éviter de s'étaler sur ce sujet.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le leader de La France insoumise n'est pas à une incohérence près et qu'il a, de fait, bien souvent critiqué la plateforme hôtelière pour l'optimisation fiscale qu'elle a su mettre en place. Airbnb est, en effet, régulièrement, référencée en tant que paradis fiscal compte tenu, notamment, de la faible imposition dont elle a à s'acquitter en Europe. Moins de 100 000 euros en 2016, rappelle Capital. Sans compter que ladite plateforme n'a pas choisi d'implanter son siège social européen au hasard. Elle a, en effet, pris le parti de poser ses valises en Irlande, là où la fiscalité se révèle particulièrement attrayante pour les entreprises.

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Toujours est-il que Jean-Luc Mélenchon n'apprécie guère ce genre d'arrangement au point qu'il en avait même fait, durant sa campagne, l'un de ses chevaux de bataille. L'objectif étant, affirmait-il à l'époque, “d’obliger les entreprises à déclarer leurs résultats pays par pays et (à) taxer les bénéfices des entreprises là où ils sont réalisés”.

Il avait, par ailleurs, précisé qu'il convenait de "limiter l’usage (d’Airbnb, ndlr) aux seuls propriétaires occupants et pour une durée limitée".

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