Après deux semaines de grève, certaines lignes commencent à bouger. A l'occasion d'un rendez-vous à Matignon, le Premier ministre a pu discuter avec les partenaires sociaux… Et a su en faire bouger quelques uns.
Réforme des retraites : le gouvernement a-t-il réussi à diviser les syndicats ?AFP

Réforme des retraite : une première grande victoire pour le gouvernement ?

"Il y a une volonté de dialogue, on ne peut pas dire l'inverse", a tout de même reconnu Laurent Berger, patron de la CFDT, au sortir d'une réunion à Matignon qui se tenait le 19 décembre 2019. Rassemblant l'ensemble des partenaires sociaux, elle a permis au Premier ministre d'avancer des pistes de négociations, dans l'espoir d'apaiser la colère et d'esquisser une sortie de crise. Ou au moins, de briser le front uni qu'affichent les syndicats depuis près deux semaines, indique le Huffington Post.

A la demande express d'Emmanuel Macron, qui incitait récemment Edouard Philippe à "améliorer" le projet de réforme, l'ancien maire du Havre a donc évoqué plusieurs points sur lesquels le gouvernement serait prêt à lâcher du lest. Il a vanté les mérites d'un système "plus généreux" en matière de pénibilité, ouvert à la fonction publique et insisté sur la retraite progressive, susceptible selon lui d'être étendue à différentes professions parmi lesquelles les agents hospitaliers ou les enseignants.

Pas de quoi faire bouger la CGT ou FO, donc, mais des propos qui ont quand même fait mouche, précise France Info.  Jeudi 19 décembre, "l'unité s'est fissurée", écrit le site d'information, qui titre "Matignon divise les syndicats".

Et pour cause ! L'UNSA vient d'appeler à une trêve. "Le bureau fédéral de l'UNSA ferroviaire a décidé de prendre acte de ces avancées et d'appeler, indépendamment du reste du dossier à une pause à la SNCF du mouvement", à fait savoir Laurent Escure, le secrétaire général de l'organisation. 

Des déclarations, cependant, qui ne valent pas pour la RATP. "Pour la RATP, c'est une autre affaire, en cours de démonstration. L'entreprise doit faire la preuve que le contrat social est là aussi respecté avant qu'il y ait quelque décisions que ce soit de la part des militants de terrain ou des structures", a-t-il poursuivi.

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