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Après des jours de grève, Emmanuel Macron a finalement décidé de prendre la parole. Dans l'espoir d'apaiser certains syndicats, il est revenu sur plusieurs sujets concernant la réforme des retraites. Explications.
Âge-pivot, pénibilité... Les annonces d’Emmanuel Macron sur la réforme des retraitesAFP

Il aura pris son temps. Des jours et des jours après le début de la grève, qui a commencé le 5 décembre 2019, Emmanuel Macron a finalement décidé de "sortir du bois", comme l’explique LCI. Le président de la République s’est donc exprimé sur de potentiels aménagements du projet et a invité Edouard Philippe à "améliorer" la réforme que défend l’exécutif.

Dans le détail, le chef de l’Etat a fait savoir qu’il ne négocierait pas sur l’essentiel. "Le président de la République n’abandonnera ni ne dénaturera le projet", confirme une "source élyséenne" sur le site de la chaîne d’information. Les efforts de la CGT ne seront donc pas récompensés. Il est cependant "disposé à son amélioration par le truchement des discussions". Mais sur quels sujets l’exécutif est-il prêt à lâcher du lest ?

"On veut améliorer l’âge pivot car notre approche n’est pas homogène ni mécanique, on veut précisément discuter des aménagements possibles : pénibilités, carrières longues, retraites progressives, temps partiel en fin de carrières, etc", expliquent les équipes de Matignon dans les colonnes des Echos. Des propos qui, déjà, apaisent certaines organisations syndicales. Au premier rang desquelles l’Unsa et la CFTC. Laurent Escure, secrétaire général du premier groupe, dit avoir vu des "signes d’ouvertures", quand bien il précise attendre une concrétisation.

Le patronat était déjà majoritairement favorable au projet à en croire le positionnement du Medef et de son président, Geoffroy Roux de Bézieux. Pour autant, il a fait savoir qu’il y avait quelques lignes rouges qu’il refusait de franchir dans le cadre des négociations. Le quotidien évoque notamment la hausse des cotisations patronales et salariales.

Des annonces qui ne suffisent pas à convaincre la CFDT ?

Il en faudra plus, cependant, pour persuader Laurent Berger de se raccrocher au projet. Lui aussi constate les "ouvertures" qu’a noté Laurent Escure, mais n’est pas satisfait du traitement accordé au maître-sujet. Il souligne "une nouvelle fois un désaccord sur l’âge d’équilibre". Et lui de se justifier : "On ne se moque pas de l’équilibre financier, mais nous n’en voulons pas par une mesure aveugle".

L’exécutif, indique Les Echos, envisage un un âge d’équilibre susceptible de ne pas concerner l’intégralité des Françaises et des Français. La validité constitutionnelle d’une telle mesure est cependant sujette à débat… 

Parmi les pistes avancées figurent aussi la mise en place de l’âge d’équilibre uniquement à partir de 2037, épargnant de facto celles et ceux qui ne seront pas soumis au régime universel. Libre ensuite, aux partenaires sociaux, de trouver un moyen de financer l’équilibre du système pour la décennie qui s’ouvre. Faute de quoi, le gouvernement pourrait se contenter du projet initialement avancé. 

Dans tous les cas, une telle réforme ne convient pas à la CFDT : elle inscrit dans la loi le recul mécanique de l’âge de départ à la retraite.

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