Cela fait plusieurs semaines déjà que cette proche d'Emmanuel Macron fait face à plusieurs révélations scandales. Figure éminente de la République en Marche, elle peine cependant à faire décoller son action...
AFP

Nathalie Loiseau face aux polémiques : la "Blitzkrieg positive"

Une polémique de plus au tableau de la candidate LREM à moins de 20 jours du scrutin du 26 mai. Lundi soir, lors de la visite du Mémorial de Caen, Nathalie Loiseau a provoqué une nouvelle controverse, lorsqu’elle a parlé de "Blitzkrieg positif". Ce terme signifiant "guerre éclair" en allemand, était utilisé lors de la 2 nd guerre mondiale par les nazis qui ne souhaitait pas s’enliser dans une guerre longue. Il s’agit d’une tactique militaire offensive, où sont concentrés des armements tels que des chars, avions et artillerie sur un front réduit. Cela crée une brèche dans la défense et permet donc à l’ennemi de manœuvrer librement.

Si l’évocation de cette technique lui a valu les foudres de la classe politique, ce n’est pourtant pas elle qui s’en est saisi la première, mais le journaliste de l’Obs, Alexandre Le Drollec. En effet, il a demandé à Nathalie Loiseau si cela faisait partie de sa stratégie de campagne. Un terme qu’elle a donc repris lorsqu’elle a répondu à sa question. Ce terme aurait été utilisé en off par l’équipe de campagne de la candidate LREM.

Un mot apparemment courant en politique, qu’elle n’est pas la seule à avoir utilisé. Lors d’un grand oral devant des patrons en novembre 2016, François Fillon a parlé de "deux ou trois ministres chargés des réformes, l’économie et les finances et le travail pour l’essentiel, qui arrivent avec des textes prêts, et dans une forme de Blitzkrieg", relate Libération. C’est également le cas de Luc Carnouvas, un soutien de Manuel Valls, qui la même année a indiqué que "la primaire a été conçue à la base pour qu’un Président sortant puisse se refaire rapidement. Alors quoi que les uns et les autres aient pu faire avant, ce qui va compter ce sera la campagne Blitzkrieg du 3 au 19 janvier". Edouard Philippe y a également eu recours quand il était maire du Havre. Lors de la lutte pour la présidence de l’UMP face à Alain Juppé, il a déclaré que "Sarkozy était persuadé qu’il réussirait une forme de Blitzkrieg."

Pour Daniel Cohn-Bendit, il s’agit de "quelque chose d’horrible, qui avait anéanti des populations". "On n’a pas le droit d’employer n’importe quel vocabulaire", a-t-il déclaré sur le plateau de France 2 relate Le Parisien. Son entourage évoque par ailleurs une "polémique ridicule".

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