Mélenchon dérape encore et fragilise à nouveau La France insoumise
Devant environ 2 000 militants rassemblés à la Bourse du Travail, le leader insoumis a tenu un discours offensif. Entre des piques visant diverses personnalités et des attaques frontales contre les journalistes, sommés de lui "foutre la paix", cette sortie publique interroge. Elle met en lumière la stratégie de rupture assumée par l'ancien candidat et fragilise l'unité précaire de la gauche.
Le meeting de Lyon entre moqueries et hostilité envers les médias
La soirée lyonnaise prend une tournure inattendue lorsque Jean-Luc Mélenchon aborde la sulfureuse affaire Epstein. Selon les images relayées par Watson.ch, il se fend d'une remarque linguistique : "Alors maintenant vous direz 'Epstine' plutôt qu'Epstein... 'Einstine' au lieu d'Einstein, 'Frankenstine' au lieu de Frankenstein. Tout le monde comprend comment il faut faire." Cette déclaration s'accompagne d'une escalade verbale virulente contre la presse nationale, accusée d'orchestrer une cabale.
Le tribun profite de cette tribune pour afficher son soutien inconditionnel à la Jeune Garde. Dans un climat local tendu, marqué par la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon défend fermement ce groupe antifasciste. Il dénonce avec force un "traquenard" médiatique monté pour discréditer sa formation.
Pourquoi cette séquence suscite une vive indignation
Cette ironie sur la prononciation est rapidement qualifiée de "dog whistle", un message codé antisémite. Yonathan Arfi, président du CRIF, réagit immédiatement en soulignant qu'un élève de cinquième sait qu'en anglais, ce nom se prononce "Epstine". Voir une manipulation dans cette phonétique relève d'une rhétorique insidieuse. Gabriel Attal déclare, selon Orange.fr, que "toutes les limites ont été franchies par Jean-Luc Mélenchon", qualifiant l'antisémitisme de "monstruosité". La ministre Aurore Bergé condamne également fermement ces insinuations.
Le malaise s'installe profondément au sein du Nouveau Front Populaire. Les alliés de gauche prennent publiquement leurs distances. Le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, rappelle qu’un militant se voulant antifasciste ne devrait jamais mobiliser les "ressorts les plus dangereux" du fascisme historique. Marine Tondelier exprime sa vive indignation face à l'utilisation répétée de ces "codes linguistiques", comme le rapporte Parlons Politique.
Une stratégie du conflit qui isole La France insoumise
Face au tollé généralisé, la défense s'organise autour de la dénonciation d'une "diversion médiatique". L'entourage de Jean-Luc Mélenchon assure qu'il souhaitait pointer du doigt la volonté de "russifier" le dossier Epstein pour dissimuler les responsabilités occidentales. Sur TV5Monde, Manon Aubry plaide pour un décryptage du "sous-traitement médiatique" de l'affaire criminelle, regrettant une énième attaque personnelle.
Cette radicalisation sémantique illustre néanmoins une fracture grandissante avec la gauche dite "de gouvernement". Elle intervient à un moment, où le mouvement subit déjà une forte pression consécutive à la mise en examen d'un collaborateur du député Raphaël Arnault. La viabilité d'une candidature unique à gauche pour 2027 semble compromise si ces affrontements sur les valeurs républicaines perdurent.
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