Sommaire

Le troisième péché de la réforme des retraites : la cupidité

"Le raisonnement peut sembler alambiqué, mais il n’en est rien. Prenons le temps de l’expliquer : le troisième péché de la réforme des retraites c’est la cupidité, l’avarice. Le système de retraite, s’il était réformé ainsi que le souhaite Emmanuel Macron, entraînerait mécaniquement l’explosion des inégalités et la réduction des pensions. Ce n’est pas sans poser de question ! Qui tirera les marrons du feu ?", interroge d’entrée de jeu Frédéric Farah ; pour qui la réponse est évidente.

"En déshabillant le service public, on habille évidemment le secteur privé. Parce que les retraites seront de moins en moins favorables, on favorise l’émergence d’un secteur assurantiel privé et on pousse les individus à aller chercher des compléments de capitalisation. N’oublions pas non plus que certains politiques d’aujourd’hui pourraient se retrouver lobbyistes demain…", souligne encore l’économiste pour qui la réforme des retraites sert évidemment des intérêts privés.

Et lui de conclure : "Les individus ne seront plus usagers d’un service public. Ils vont devenir clients du secteur privé. C’est, de facto, une rupture d’égalité : il y aura toujours des petits et des gros clients…"

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.