Le président de l'Assemblée nationale a récemment accusé Valérie Pécresse, sa concurrente Les Républicains en Ile-de-France, de défendre la "race blanche".

Valérie Pécresse défend "Versailles, Neuilly et la race blanche. (…) Elle tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur". Voici les propos tenus mercredi par Claude Bartolone dans L’Obs qui ont enflammé l’entre-deux tours des élections régionales en Ile-de-France. "C’est abject, j’ai honte pour la politique", a réagi sur LCI la principale concernée, tout en précisant qu’elle porterait "plainte pour injure aggravée". Mais la candidate Les Républicains à la présidence de la région Ile-de-France n’est pas la seule à s’être indignée de ces déclarations. En effet, de gauche à droite, de nombreuses personnalités politiques ont marqué leur désaccord.

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Les ténors du parti Les Républicains se sont tous accordés pour défendre Valérie Pécresse. Nicolas Sarkozy a demandé "des excuses" au président de l’Assemblée nationale, tandis qu’Alain Juppé et Bruno Le Maire ont condamné ses propos. Bruno Le Maire a, lui, intimé à Claude Bartolone de "remonter au perchoir". Plus virulent encore, François Fillon a dénoncé une "discrimination antifrançaise". Même son de cloche pour Gérard Larcher, le président du Sénat, qui a invité l’élu à "retirer ses propos". Chantal Jouanno, sénatrice UDI et colistière de Valérie Pécresse, a, pour sa part, réclamé "des excuses" à Manuel Valls, qui est le chef de la majorité, dans une tribune publiée sur le Huffington Post.

Des réactions timides à gauche

Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France et candidat malheureux en Ile-de-France, a également affirmé qu'un "président de l'Assemblée nationale qui représente tous les députés ne peut pas se laisser aller à de telles attaques politiciennes". Pour sa part, le candidat FN, Wallerand de Saint-Just, a dénoncé "des accusations exagérées et puériles de la part de Monsieur Bartolone", tout en soulignant que "personne ne parlait de race dans cette campagne".

A gauche aussi, les soutiens se sont faits discrets, voire timides. Interrogé sur la polémique soulevée par le président de l’Assemblée nationale, Manuel Valls a refusé de s’adonner à tout commentaire. "Claude Bartolone est un grand républicain, c'est un homme d'État qui a décidé de s'engager pour cette région", a-t-il simplement rappelé sur le plateau d'iTélé. Invitée sur BFMTV jeudi, la candidate EELV Emmanuelle Cosse, a, elle, assuré qu’elle n’aurait "pas dit la même chose". Malgré tout, elle a maintenu son soutien à la liste présidée par Claude Bartolone.

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